‹ Etudes antiquesChapitre 9 sur 87 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

ULTSSE.

Je n’ai pas vu passer un seul chevreau, jeune homme, Ou quel que soit le nom dont il faut qu’on vous nomme; Car vous n’avez pas l’air d’un mortel comme nous,

Mais bien plutôt d’un Dieu qu’on adore à genoux.

Ne venez pas à moi dans un dessein funeste ; Secourez-moi ; sauvez ce trésor qui me reste ; Moi-même sauvez-moi; — mais dites-moi d’abord Où je suis, et quel peuple habite vers ce port.

UINEnVE.

Il faut que vous veniez d’un lieu bien solitaire.

Ami , pour ignorer le nom de celte terre.

On la connaît pourtant par delà ses voisins :

La campagne y produit des blés et des raisins ;

On y trouve une eau vive et des bois pleins d’ombrages. Et de nombreux troupeaux paissent ses pâturages ;

— En un mot, c’est Ithaque.

ULTSSE.

Ithaque !

MINERVE

Un nom connu ,

Qui jusqu’aux champs Troyeus naguère est parvenu.

ULYSSE, embrauut Ut roeben.

O doux pays d’Ilhaque ! ô rive désirée !

Se touraant Ten Minerve*

Je vais vous expliquer ma joie immodérée,

Berger; je ne suis pas d’Ilhaque, et je la vois,

S’il faut vous dire vrai , pour la première fois.

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