‹ Études archéologiques et variétésChapitre 18 sur 45 · ABONDANCE DE POISSON · texte numérisé non relu

ABONDANCE DE POISSON

' u lac Achouapmouchouan, nous nous dirigeâmes v< ' le nord par la rivière Nekoubau, jusqu'aux la connus sous le nom de Grand et Petit Nekoubau. Le long du chemin, à l'un des rapides, nous nous amusâmes l'espace d'une demi-heure à pêcher un poisson appelé « witouche ». Nous en prîmes 19 dans ces 30 minutes, et chacun d'eux pouvait peser environ 6 livres. Ce poisson a quelque ressemblance avec le chabot ; mais sa chair est plus ferme et il a des écailles plus blanches ; bouilli, il a une saveur tenant le miheu entre le brochet et le doré, sa chair étant préférable au goût à celle du brochet, mais n'ayant pas la même fermeté que celle du doré.

A partir de ce moment nous ne manquâmes jamais de poisson. Le filet, tendu le soir, nous fournissait des carpes aux couleurs rouge et grise (sucets), des brochets, des dorés, des witouches, des perches, et lorsque nous eûmes traversé la ligne de faîte, du poisson blanc et de la truite. Si nous tenions à pêcher à la mouche ou à l'hameçon, un brochet ou un doré récompensait invariablement notre peine. Enfin, nous avions du poisson frit,, bouilli, rôti dans la poêle ou sur la cendre, sur la broche ou sur la pierre, de fait apprêté de toutes façons, excepté à l'état cru.

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