‹ Études archéologiques et variétésChapitre 27 sur 45 · PAYS DE LACS ET DE RIVIÈRES · texte numérisé non relu

PAYS DE LACS ET DE RIVIÈRES

La rivière Toqueco, que nous avions remontée, côtoyait les montagnes où elle se divisait ensuite en deux branches, l'une coulant au Nord et l'autre à l'Ouest, le lac Mistassiniche (le Petit Mistassini) s'étendant au loin au-dessus du haut de la baie du Nord-Est du grand Mistassini. Nous avons distinctement observé ces deux points qui ne paraissent pas s'accorder avec la carte de M. Low qui avait pourtant dessiné, tels qu'ils nous ont paru, les contours du Lac Mistassini. Aucune étendue d'eau de grande dimension n'était visible au Nord- Est non plus qu'au Sud-Ouest ; pas de détroits ou passages que M. Low n'aurait pas traversés, et, au-delà, pas le moindre signe de quelque grand lac. De fait, le Mistassini s'était réduit à sa grandeur naturelle, et il était là, devant nous, formant une vaste et magnifique nappe d'eau d'une longueur d'environ 100 milles et de pas plus, en aucun point, de 15 milles de large, d'un rivage à l'autre, que divisait au milieu une suite d'îles.

Nous finîmes par retourner à la rivière ; il faisait nuit alors. Après une descente dangereuse du courant à travers les rapides inférieurs, que nos hommes sautèrent en canot, tandis que nous parcourions à pied le sentier de portage que nous suivions avec peine à la lueur indécise des étoiles, nous arrivâmes au camp, à l'entrée de la rivière, à neuf heures et demie du soir, où nous nous reposâmes des fatigues de la journée.

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