‹ Études critiques sur les sources de l'histoire CarolingienneChapitre 30 sur 56 · Cf. Waitz, dans Neues Archiv, V · texte numérisé non relu

Cf. Waitz, dans Neues Archiv, V

3. Ibid. Ed. do Jatl'c à la suite du Cassiodore de Mommsen {Abhandl. der Kœnigl. Sivchshchen Gesellsch. d. Wissensckaflen, Vill, 18G1).

4. Mem. et doc. de la Suisse romande, VI, et SS. rerum Germ., XXIV.

Lugdunenses , 769-841), à Massai en Berry {Annales Masciacenses, 732-824, 832-1013)*, à Saint-Quentin {Annales S. Quintini Verornandenses, 793-994). Les Annales écrites à Angoulême, sans doute au monastère de Saint-Cyba.rd {Annales Engolismenses, 815-870, 886-930, 940-991), ont été remaniées {Annales Engolismenses, 815-993, et Chronicon Aquitanicum), puis ont servi de source au xi'' siècle à Adémar de Chabannes pour la composition de sa Chronique d'Aquitaine^. Enfin à Sens, on a de bonne heure, dans les monastères de Sainte- Colombe, de Saint-Pierre-le-Vif, noté les événements sous forme d'annales. Toutes ces notes annalistiques se trouvent réunies dans la Chronique de Saint-Pierre-le-Vif (420-1184) compilée au xii^ siècle par le moine Clarius^. Nous en avons des extraits faits au xf siècle sous le nom de Historia Francorum Senonensis* et de Chronique à! Odorannus^ . La seule partie de ces annales qui nous soit parvenue sous sa forme primitive de notes contemporaines est celles que Pertz a publiées sous le nom à! Annales S. Columbae Senonensis (840-922). Elles sont précédées d'annales compilées pour les années 708-840 et ont été continuées jusqu'à 1218. On a imité et copié ces Annales dans le monastère de Fleury-sur-Loire qui fut en relation très suivie avec le diocèse de Sens, surtout à la fin du x® siècle, à l'époque où Abbon de Fleury et Séguin, archevêque de Sens, étaient alliés dans leur politique hostile à Hugues Capet et à Gerbert de Reims. Ainsi prirent naissance les Annales Floriacenses (864-1060), dont le Chronicoyi Floriacense (626-1060) n'est qu'une répétition peu modifiée.

Il y eut sans doute un grand nombre de notes annalistiques du même genre qui ne sont point parvenues jusqu'à nous. Nous en retrouvons des traces dans les chroniques écrites plus tard à Tours, à Reims, à Saint-Denis, à Gembloux, à Angers, etc.; mais toutes ces annales, écrites en dehors de l'influence des événements et des personnages politiques, n'ont pris aucun développement et n'offrent qu'un médiocre intérêt. Si à Sens et à Fleury-

1. Nous avons déjà fait remarquer qu'un des manuscrits des Annales Pétaviennes, contenant quelques interpolations, provient de Massai.

2. Voy. l'édition de la chronique d' Adémar donnée en 1897 par M. Chavanon dans la Collection de textes pour servir à l'étude et à l'enseignement de l'histoire.

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