Études critiques sur Manon Lescaut
IES essais qui sont ici publiés proviennent d'une étroite collaboration entre des étudiants américains et un professeur français. -* J'ai eu l'honneur d'être l'hôte de l'Université de Chicago pendant la session d'été de 1928, et j'ai choisi Manon Lescaut comme sujet de l'un de mes cours. Les étudiants, par des exposés oraux, par des dissertations, ont pris une part active à cette même étude. Et voici les résultats de notre commun effort.
Les exposés oraux ont été l'œuvre de Mesdemoiselles Esther Marhofer (Etat des travaux concernant l'Abbé Prévost et l'Angleterre) et Ethel Vaughan (Etude comparative des textes de 1731 et de 1753) ; de MM. J. N. Carman (Le réalisme dans Manon Lescaut), E. F. Haden et B. Jesse (Les éléments classiques), W. E. Stiefel (Manon Lescaut et Cleveland), C. A. Swanson (Les Mémoires et Avantures d'un Homme de Qualité et Manon Lescaut).
M. D. F. Bond, du département d'anglais, m'a remis une substantielle contribution à l'étude des sources anglaises de Prévost; enfin M. W. Thiele, Sister M. Timothéa Doyle, Mesdemoiselles Lillian Cobb et L. C. Swawite, des pages dont la substance s'est incorporée à telle ou telle partie de ces exposés, dont chacun a été critiqué devant les étudiants et ensuite refondu.
A ces essais, j'ai joint un article sur Manon Lescaut, roman janséniste, qui avait paru d'abord dans la Revue des Deux Mondes du 1er avril 1924, et qui était lui-même le fruit d'un cours fait en Sorbonne devant les étudiants d'agrégation.
Peut-être le souvenir de ce cours, qui m'est resté très cher, ne paraîtra-t-il pas inopportun dans un recueil qui, pour sa modeste part, unit les bonnes volontés d'Amérique et de France, et les montre en action.