André Scliott, 15.52 à 1G
MANUSCRITS. îâ
et de quatre feuilles ajoutées à la fin. Il est d'un format petit in-8' ; il a été écrit par un Italien au quinzième siècle S en lettres rondes a fort semblables, dit M. Ileimreich, à celles dont nous nous servons aujourd'hui pour écrire ». Un petit intervalle sépare entre elles les élégies. Aucune séparation n'existe entre le premier et le deuxième livre; mais la personne qui a mis en tête de chaque pièce du premier livre des explications assez sottes, à ce qu'il paraît, a écrit à la fin de ce livre : Fifiis primi libri. Il suffisait de la sigvicité d'un scribe quelconque pour s'apercevoir qu'il y avait lieu à division-.
Le Hamburgensis, actuellement à Hambourg, petit in-4°, écrit en Italie vers la même époque, d'une belle écriture, contient Catulle et TibuUe avec Properce. Il présente peu d'abréviations. Il a été corrigé par un demisavant, scioluSy dit Ilertzberg ; ces corrections sont pour la plupart absurdes. On pense que le Hamburgensis pourrait bien avoir fait partie des livres de Mathias Corvin \
1. M. Bœhrens dit : entre 14G0 et U70. Voy. en effet 11, 3, 3 :
Vlx unum potes, infelix, requiescere mensem, Et turpis de te jam liber aller erit.
3. Matliias Corvin, élu roi de Hongrie en 1158 à l'âge de quinze ans, mort en 1190, fonda une université à Bude et réunit dans celte ville une vaste bibliothèque. —Voy. pour le Hamburgensis Herlzb., Prop. EL, T. I, Quœst., p. 23;'.
IV.- PERUSINUS, PARISIENSIS (N° 7989 B I B L. NAT.), MEMMIANUS (N^ 8233 BIBL. N AT.^ MENTELIANUS
En '1874, M. Artliur Palmer, professeur à Dublin, a retrouvé dans les livres d'un ami, M. Samuel Alain, le Cujacianus de Scaliger. 11 l'a nommé Perusinus, parce qu'il a été écrit à Pérouse en 14G7 par le moine Pacificus Maximus. Je regrette que M, Palmer ne nous donne pas quelques détails sur l'aspect de ce manuscrite
Le Parisiensis, n'' 7989 de la Bibliothèque nationale de Paris (ancien 5628"), sur papier, mesure 290 millimètres en hauteur, 215 en largeur. 11 contient Tibulle, Catulle, Properce, l'épître de Sappho à Phaon, Pétrone, et d'une écriture plus récente Claudiani poetœ de Phœnice Carmen, Les Élégies de Properce y occupent cent trente-etune pages. Elles sont divisées en quatre livres, et la lettre initiale de chaque élégie est alternativement rouge ou bleue. Le texte présente d'assez nombreuses abréviations. Il y a des corrections en marge de la même écriture que le Claudiani Carmen.
Ce manuscrit, acheté à Rome en 1703, a été écrit en Italie en i423. Le catalogue porte simplement la men- ; tion : Yidetur quindecimo sœculo. C'est que la date est en effet difficile à découvrir; elle se trouve àlapage179, à la fin du livre de Catulle, mais tout en bas, dans l'angle de droite qui est détérioré. Quant à l'écriture du Clau-