‹ Études critiques sur Properce et ses élégiesChapitre 22 sur 200 · Jahrl). de Flcckeiscn, a. 1865, p · texte numérisé non relu

Jahrl). de Flcckeiscn, a. 1865, p

0. Clir. Liitjoliann, Comrnentationes Properiianœ, Kil., 1861), p. 0 sq. 7. Ed. lleydcnreicli, loc. cit., p. 37 sq(|.

mettre le Groninganus au-dessous du Neapolitanus, il ne convient pas non plus de l'écarter tout à fait. M. Heydenreich cite, des trois premiers livres \ dix-neuf passages où, sans aucun doute, G aurait conservé la bonne leçon, quatre où il y aurait hésitation, mais en sa faveur. Or, sur ces quatre derniers passages, il y en a trois où, pour ma part, je condamne la leçon de G ; ce sont : II, 7, il ; 18, 5; 28, 45. Quant au quatrième, II, 25, 15, j'ignore dans quelle récension l'on a découvert que G donnait sed, qui en effet doit être accepté. La liste des dix-neuf leçons que M. Heydenreich déclare hors de doute n'est pas aussi concluante qu'elle le paraît au premier aspect: certaines de ses leçons demeurent au contraire fort douteuses (II, 21, 12; 22, 48; 34'\ 61; III, 17, 12); d'autres ne sont pas données seulement par G (III, 28, 9, paremquc F ; III, 15, 3, amictus DV).

A rencontre de M. Heydenreich, M. Conrad Rossberg"^ déclare le Groninganus interpolé d'une manière honteuse.

Les choses en étaient là : le Groninganus se maintenant au second plan, mais très attaqué et faiblement défendu, le Neapolitanus sur le point de régner sans partage, lorsque, parut l'édition critique de M. Emile Bœhrens (1880). Partant de l'idée juste que les copistes du quatorzième siècle n'avaient pas encore la manie de corrections et d'interpolations qui a sévi dès le commencement du quinzième siècle et que par conséquent il faut se fier de préférence aux manuscrits antérieurs à cette

1. Des trois premiers livres seulement, parce que le travail clall déjà lait par M. Liitjoliann pour le quatrième.

2. C. Rossbcrg, Progr. des Kunigl. Gymn. zu Stade, Ostern, 1877, Liœuhrationes Propertianœ, p. 4.

dernière époque, M. Bœhrens s'attache à quatre manuscrits qu'il croit du quatorzième siècle, et qu'il divise en deux familles : d'une part, le Vossianus etleLaurentianus (A F); d'autre part, le Daventriensis et l'Ottoboniano- Vaticanus (DV). Les Italiens du quinzième siècle ayant mêlé dans leurs copies des leçons de l'une et de l'autre famille et relevé le tout par leurs propres inventions, la série des manuscrits corrompus aurait pris naissance. Parmi ceuxci le Ncapolitanus (N), qui, d'après M. BîEhrens, serait postérieur à 1430, mériterait cependant une place à part et conserverait quelque autorité. Il appartiendrait à la même famille que A F, mais sans reproduire toutes les leçons particulières à cette classe, puisqu'en maint endroit il concorde avec DV et qu'ailleurs il offre des leçons qui lui sont propres et que M. Bœhrens attribue à la fantaisie italienne. Enfin le copiste du Ncapolitanus aurait eu le tort de recevoir dans son texte un grand nombre de conjectures introduites d'une seconde main dans le Laurentianus et l'Ottobouiano-Vaticanus. Si donc M. Bœhrens consent à noter les variantes de n et à en tenir un certain compte, c'est avant tout pour faire ressortir par comparaison la supériorité de ses manuscrits à lui, de ceux qu'il a découverts ou remis en honneur ; ensuite parce que A s'arrêtant à II, 1, 63, F sans le concours de N se trouverait seul, pour les trois quarts de la récension, à représenter la première famille ; en dernier lieu, à cause de l'orthographe de N qu'il faut bien reconnaître préférable à celle des autres manuscrits^ , Le crédit que le talent paléographique de M. Ba^hrens mérite en ces matières, la date relativement ancienne

1. Voy. Bœhrcns, Prop. EL, Proleg., p. 8 et 9, et la note à la page 9.

qu'il donne sans bésisation au Yossianus (A) et à rOttoboniano-Vaticanus (V), tandis qu'il fait du Neapolitanus (N)un manuscrit récent, le classement exact des manuscrits en deux familles, la confiance que l'auteur paraît avoir dans son système, tout cela exerce au premier abord un prestige auquel il est difficile de se soustraire^

Mais, nous l'avons vu dans le chapitre précédent, M. Bœhrene rajeunit de plus de deux cents ans N qu'il faut attribuer à la un du douzième siècle ou au commencement du treizième, et non, comme il le voudrait, au milieu du quinzième (après 1430); d'autre part, il vieillit V, qui est du milieu du quinzième, alors qu'il le croitdelafinduquatorzieme.il se trompe probablement de la même manière sur D et sur F, qu'il prétend écrits au commencement du quinzième siècle el qui doivent être contemporains de A ; reste A, qui est peut-être de la fin du quatorzième (il s'arrête à II, 1, 63). Ainsi l'observation juste faite par M. Bsehrens sur la préférence qu'il convient, dans le cao présent, d'accorder aux manuscrits en raison de leur ancienneté, se retourne contre lui-même et fait crouler tout son raisonnement : en supposant même jjue D et F soient du commencement du quinzième, n n'en demeure pas moins antérieur d'un siècle à ces deux manuscrits, et plus vieux que le fragment de A d'une soixantaine d'années.

Ce n'est pas tout. En examinant de près l'édition de M. Baehrens; on s'aperçoit qu'il donne souvent gain de cause à N et que, dans les passages où il lui préfère soit A F, soit DV il fait preuve de plus de partialité que de sens critique.

I. J'accédais aux conclusions de jM. Boelireiis dans un article de ia Revue crilique en date du 11 juin 1880.

De plus AFDV contiennent de nombreuses corruptions. M. Frédéric Léo en a relevé quelques-unes dans l'article du Rheinisches Muséum déjà cité ^ ; M. Ellis également, dans un article récent de V American Journal of Philologj/-. J'ai refait ce travail pour mon compte: les listes de M. Léo m'ont paru insuffisantes, surtout en ce qui concerne le troisième et le quatrième livre ; celle de M. Ellis se présente dans un certain désordre qui en rend la conclusion moins facilement saisissable.

Voici donc deux séries de mauvaises leçons, prises, la première dans af, la seconde dans dv :

AF. I, ], 1 fecit. 3 lune. 22 placeat, 2, 29 ne. 5, 16 docet. 7, 7 tamen. 8, 1 culpa. 38 amara. Il, t2 facili. 12, 10 divitis. 13, 5 forma. 7 queritis. 14-, 3 jam. 15, 35 quod. 20, 1 nec 13 turbida. il fliimine.

II, 1, 63 vivens.

F seul 3. 6, 21 capere raptas. \\, 1 ne. 6 cujus. 16, 15 amicam. 19, 15 mutabere. 21, 17 bine. 24, 10 mira. 25, 20 invictis. 28, 35 imagine.

III, 1, 26 ille raro. 2, 22 armorum. 5, 37 cur ne. 8, 19 vertat. 12, 21 sanum. 13, 53 aut. 16, 17 advertit. 18, 8 nostra. 19, 9 nostros. 21, 14- nam. 23, 3 vestris, defuerit. 24., 9 potuerunt (en marge, cVune seconde main : poterat).

IV, 1, 37 patruum. 128 cogerit. 2, 33 casibus. 5, 29 clausis. 68 canos. 7, 29 pinguit. 8, 8 libula. 10, 6 eximio.

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