Cette liste est, à peu de chose près, celle de M. Léo
En présence de ces rencontres, M. Btehrens prétend que les correcteurs de F et de v étaient des interpolateurs et que les leçons communes ont été prises par le scribe de N à F m 2 et à v m 2. Mais le contraire est certain, si F et V, comme je crois l'avoir établi \ sont postérieurs d'un siècle et demi à N. Et en supposant que M. Bœhrens eût raison pour l'âge des manuscrits, que N fût plus récent que F et que v, il lui resterait à démontrer qu'il est plus récent que F m 2 et que v m 2.
Par certains caractères accessoires, n invite bien plus à la confiance que les manuscrits de M. Bsehrens. Moriz Haupt a démontré que N donne plutôt des vers mutilés, inachevés qu'interpolés \ Il n'offre en titre ni [Aurelius ni nauta qui se lisent dans AFU ^ et qui sont des erreurs*. Il reproduit seul demissœ sertœ (II, 33, 37) attesté par Charisius^ L'orthographe y est, de l'aveu de M. Baelirens% beaucoup meilleure que dans afdv. Enfin M. B. Ellis', en faveur de N, tire un argument ingénieux et légitime de certaines fautes qui s'y trouvent et qui, au premier abord, pourraient être tournées contre ce manuscrit. Elles montrent plutôt la fidélité du scribe de N, que M. Ba3hrens veut faire passer pour un interpolateuï. En voici un exemple :
1. Voy. plus haut, chap. 1*% § 3, Ottoboniano-Vaticanus, etc.