PROPE RT- SEX- F- LEM
Aussitôt Ton crut avoir découvert le tombeau de Properce. On fit valoir qu'à Spejlo également, du côté de la porle de Saint-Barnabe, dans un lieu planté d'oliviers, une maison en ruine était nommée la maison du poète et que, suivant Tancienne tradition du pays, ce poète n'était autre que Properce. Quant à Tinscription elle-même, on trouva que les lettres inscrites au-dessus de la tète étaient t monstrueuses, trop larges et très mal formées* », au lieu que celles qui étaient att bas de la pierre étaient « beaucoup plus grandes, rondes, d'une bonne main et d'un bon siècle * *. il n'en est pas moins vrai que c'étaient justement ces lettres du bas de la pierre dans lesquelles il fallait reconnaître la main d'un faussaire.
Dès l'abord, l'aspect de la figure eût dû éveiller le soupçon : les cheveux épars sur le cou, que les Romains ne prêtaient qu'à la représentation d'une divinité, suffisaient pour montrer qu'on n'avait point là le portrait de Properce ^ D'autre part, cette pierre, trouvée en 1723 dans le palais de Thérèse Grilli, princesse Pamphile, avait déjà été décrite en 1661 par Louis Jacobilli*. Or Ja-
il y aurait LEMON ; Burmann, qui donne page 3 de son édition une représentation de la pierre de Spello, et Hertzberg, Pro/). El. T. I.Quœst.y p. 4, éciivcnt seulement LEM. — Voy. aussi Haupt, ouvr. et lieu cités.
1. Mémoires de Trévoux^ loc. cit. y reprod. dans Tédition Lcraaire, p. 30.
t. Mil.