‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 38 sur 192 · Cat., Tib., Prop · texte numérisé non relu

Cat., Tib., Prop

t. Vulpi, Prop., t. I, p. 294 (U, 10, 1, à la note).

ÉDITIONS. et

réel * à défendre la vulgate et la leçon des manuscrits, au lieu de chercher à introduire dans le texte de nouvelles conjectures. En cela, il convient de le dire, il reprenait la tradition indiquée par Muret, mais que Scaliger, dont le sens commun et la simplicité ne faisaient point l'affaire, avait rompue si bruyamment. L'édition dé Pa,s3erat est une édition conservatrice : le rôle qu'il a choisi n'est pas le plus éclatant, mais il est le plus solide. Je ne veux pas dire qu'il ait maintenu les leçons ou les interprétations fautives des éditions antérieures ; loin de là : il s'agit de la fidélité au texte des manuscrits quand il n'est pas évidemment corrompu. Passerai en eut plusieurs sous les yeux, bien qu'il n'en nomme qu*un seul, le Memmianus (n* 8233 de la Bibliothèque nationale). On peut reprocher aux commentaires quelque diffusion et quelque lourdeur : ils n'en restent pas moins un trésor de science et de justes vues, où l'on a beaucoup puisé sans toujours le dire, où les éditeurs futurs de Properce devront puiser encore. Volpi en a parlé en termes admiralifs^, et l'injustice de quelques savants ^ à l'égard de Passerai n'enlève rien à la gloire de ce dernier.

1. L'érudition et le goût de Passerai sont incontestables; c'était de plus on charmant poète. On sait le beau sonnet dans lequel Mathurin Régnier a rendu hommage à son ami :

Passerat, le séjour et l'honneur des Charités...

(Œuvres de Régniery p. 149, édit. £. Courbet.)

2. Volpi, Prop., t. I, Prolegom, p. 1, m fine, 2, 3. — Cf. même ouvr., p. 512 (II, 32, 16 à la note) : Quid, rogo, non vidit Passeratius, homo infinitœ lectioniSy qui admirabili memoria, diligenlia incredibili, optimo pUrumque judicio ad Propertium explicandum aggressus est? ex cujus theêauris lacupletissimiê qui secuti postea sunt, supellectilem suam auxerunt; et ipsi laudabUes, nisi interdum fateri nollenly per quem profece^ rint. — Cf. Hertzberg, Prop. Eleg. T. /, Quœst.y p. 253.

3. Ghebardt, par exemple, contre lequel Broekhuyzen l'a souvent défendu Yoy. Volpi, Prop.» 1. 1, Prolegom.f p. 5).

6f ÉTUDES SUR PROPERGE.

J*ai Dommé plus haut, à propos de Tédition de Scaliger, celle de Gabbema (Ulrecht, 1659) '. Elle n'a point de valeur, non plus que celle de Philippe Dubois (Silvius) ad usum Delphini (Paris, 1685)*. Celle de Jean-Georges Groefe (Grœvius), reproduisant les commentaires de Scaliger, .de iMuret, d'Avanzio, d'Estaço (Achilles Statius), des Van der Does père et fils, etc., publiée à Utrecht en 1680, est au contraire utile et bien faite. Quant à l'édition, jàe Cambridge (1702), beau volume in-4% Barlh s*en est exagéré l'importance.

La même année parut à Amsterdam, chez les Wetstein, l'édition de Broekhuyzen, réimprimée en 1727'. Dans ses notes, Broekhuyzen fait preuve d'esprit et de goût ; il se préoccupe des variantes des manuscrits (le Groninganus, les Colbertini, les Regii) ; son édition est préférable à celles de ses contemporains. Mais là s'arrête le bien qu'on en peut dire. Broekhuyzen avait l'esprit plutôt ingénieux que juste ; s'il coUatîonne les manuscrits, c'est avec négligence ; il retient d'ailleurs les dispositions de Scaliger ; il ne sait pas le grec, ce qui est une grande faiblesse pour l'interprétation des élégies de Properce*; enfin, on lui a reproché d'avoir mal parlé des savants qui l'ont précédé et dont plusieurs ont fait mieux que lui.

L'édition Barbou (Paris, 1754), contenant Catulle, Tibulle, Properce et Gallus, est une édition détestable; elle reproduit les transpositions de Scaliger ; elle offre

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