‹ Études critiques sur Properce et ses élégies: ouvrage contenant le fac-similé de six feuilles duChapitre 57 sur 192 · H. Keil, Prop. EL, Prœf. in fine · texte numérisé non relu

H. Keil, Prop. EL, Prœf. in fine

2. Elle présente, parmi les éditions qui admettent la division en cinq livres, l'avantage que !a numération des élégies continue comme si le livre II n*était point partagé. Faut-il en conclure que Haupt avait peu de confianc e dans la division deLachmann?

3. Parfois M. L. Millier modifie le texte sans nécessité : 1, 1, 19 fiduda pour fallacia; l\, 11, 76 fovenda (adopté par M. Bœhrens) pour ferenda. Ses conjectures sont parfois inadmissibles: II, 8,38 idem; Si^, 29 epe chii (voy. sur cette dernière Munro, The Joum, of Philologyy vol. VI, n" 11, année 1875).

M. L. Mûllerme paralt-ii avoir rendu plus de services à Properce par quelques bonnes pages de sa préface*» que par la publication d'un texte qui ne constitue pas un progrès sensible et digne du talent de Téditeur.

En 1853, M. F.-A. Paley publia les Élégies de Properce avec des notes en anglais. Il en a donné en 1872 une seconde édition, dans laquelle le commentaire a subi des remaniements d'une certaine importance, surtout pour le quatrième livre (le cinquième de M. Paley, qui adopte la division de Lachmann). C'est de cette seconde édition^ que je dirai quelques mots. Elle est convenable dans l'ensemble, mais faible sur beaucoup de points. L'auteur manque parfois de sens critique; on peut s'en convaincre en lisant les jugements qu'il porte, pages H et 12 de sa préface, sur les éditions antérieures dont il a fait usage. De plus, il n'est averti qu'à moitié : il ne paraît pas avoir connaissance de travaux qu'il n'est guère permis à un éditeur de Properce d'ignorer ou de négliger : les histoires de la littérature latine deTeuffel, Baehr, Bernhardy, lés brochures importantes, comme celles de MM. Heimreich, Lûtjohann, Eschenburg et les Opuscules de Moriz Haupt. Aussi conlinue-t-il à nommer Properce Sex. Aureliw P^opertius^ Il dit (p. 12 de sa préface) qu'il n'a pas eu entre les mains l'édition de Rossbach; je le crois sans peine, cette édition nVyant jamais existé. Rossbach a publié les textes de Catulle (l*^*^ édition, 1854, 2% 1860), et de Tibulle (1" édition, 1855, 2% 1866) dans la coUection Teubner ; mais c'est Keil qui fut chargé du texte de

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