L. Millier, Prcp. El, Prœf., p
110 ÉTCDCS set FROrEftCE.
fupposer qa'an des quatre jambages a él£ aoUié par le copiste (III au liea de IIII). Pour ma part, le paasage de XoDius me parali décisif; c*est aussi le sentimesl de U. BœbreDs ^
On peut encore faire valoir deui arguments tirés, Fun, de la brièveté invraisemblable du deuxième livre d*iqprès la division de Lacbmann ; Tautre, de II, 24, i-S.
Au premier, les partisans de la distribution en cinq livres répondent que, si leur deuxième livre ne renferme que 354 vers, c'est que tous les vers de Properce ne nous sont point parvenus. J'ai montré plus haut' qu'il n'y a aucune raison sérieuse de raffiimer.
Quant au second, le voici. On lit H, S4, 1-2 (numération vulgaire) :
Tu loqueris cum sis jam noto fabula libro Et tua sit tolo GYNTHIA lecta foro ?
Ce distique, ou le poète, se parlant à lui-même, dit qu'il est connu par un livre^ se trouve chez Laçhmann dans le troisième livre (III, 16, 1-2); difficulté créée par Laçhmann, et qu'il s'efforce de lever en disant : c qu'il ioupçonne que les livres II et III (d'après sa numération) ont été publiés en même temps^; » par conséquent, lorsque Properce composa cette élégie, il n'avait pas encore publié le deuxième livre et il n'était connu que par un seul, le premier. Cette argumentation, comme t'a fort bien dit M. Voigt*, ne prouve qu'une chose, c'est que
,i Ba>hrens, Prop. EL^ Proleg., p. 41.
t, Voy. plus haut, p. 98.