COUPE DU MUR DESFACE
Cette coupe se rapporte aux quatre faces: du. pavillon; «lle n'a besoin d'aucune explication.
En décrivant les principales divisions de notre pavillon, mous. n'avons pas dû entrer dans tôus les détails de sa construction maintenant nous allons suivre progressivement l'ordre naturel des travaux, en donnant, lés études qui. nous paraissent encore nécésaires pour diriger la .main d'œuvre dé certaines parties, en partant des grosses constructions , ét Successiverment jusqu'à l'achèvement des intérieurs.
PLANCHES 20, 21, 22, 23 vr 24.
Un pérron est toujours une construction d'autant plus dispéndieuse qu'on veut las rendre plus durable: Nous ne pouvions l'éviter sans priver le bel étage dé sa communication immédiate avec la plus grande partie du jardin.
Ces dessins sont indispensables pour diriger lapparéilleur dans le tracé des épures qu'il. doit faire de grandeur d'exécution, afin de parvenir à un appareil soigné. L'architecte doit vérifier cette épure et déterminer la place des joints, à raison .des échantillons des pierres qu'on peut se procurer. En comparant l'élévation et les coupes avec les plans, on comprendra facilement.
Les exemples de compartiments rustiqués, où faits au trépan sur les dalles de pierre très dure qui forment la terrasse, ont pour but de les rendre. moins glissantes.
Les cygnes, ‘pl. 22 et.93, qui: donnent l’eau à la baignoire et à la cuve. extérieure séraient en plomb, peints en blanc, ou en feuilles de cuivre ambouties et argentées, ou bienven bronze doré.
On remarque, pl. 24, que chaque marche, faite d’une seule pierre, est encastrée dan$les murs d'échiffre, et que le parement de dessus est taillé en rejet eau; mais pour obtenir la plus longue durée de ces marches il faut proscrire l'emploi de la boücharde, instrument avec lequel on meurtrit la pierre, en*sorte que sa surface, après les premières gelées, devient pulvérulente où même écailleuse , et n'offre plus qu'un parement raboteux. Nous préférons faire débiter ces. marchés par un double trait de scie donné au cœur de’ la pierre; ces sciages économiséront la pierre et donneront de solides parements; il est. vrai qu'alors on perdra le rejet eau des abouts dés marches, mais on le remplacera en lutant les joints avec de bon mastic.
On peut aussi former d'un même bloc deux marches superposées, et une troisième marche tirée du sciage; mais on aura de trois en trois marches un parement moins dur que les deux autres.
La cuve placée sous l'arcade, par économie, peut être faite de plusieurs dalles de pierre compactes, telle que la pierre de Ghâteau-Landon , ou de marbre, solidement assemblées. On peut aussi faire cette cuve en pierre factice (r).
PLANCHES 25, 26 er 27.
DÉTAILS DU PORTIQUE ET DU BALCON SUPPOSÉ, APPAREILLÉS EN GRANDES PIRRRES.
Dans les localités où l'on peut se procurer des pierres dé grand échantillon, il Ya ayantage à les employer, comme les anciens en ‘ont donné l'exemple dans les plate-bandes monolithés.
Ici la plus grande de cés pierres aurait 6 pieds 8 pouces de longueur, $ur 21 pouces de largeur et 13» pouces d'épaisseur, Les füts des colonnes et le plafond du portique pourraient aussi n'être chacun que d'un seul bloc.
PLANCHES 28, 29, 30 rr 31.
DÉTAILS DU MEME PORTIQUE ET DU BALCON, APPAREILLÉS EN PIERRES D'ÉCHANTILLON ORDINAIRE.
On voit ici le dessin de l'épure, qui doit être tracée par l'appareilleur, et l'armature en fer
@) M. Dihl, qui a fait des caisses d'oranger en brique, enduites de ciment de sa composition, a fait aussi des cuves enduites de ciment, imitant parfaitement lé marbre blanc poli; etétincélant au choc du briquet,
nécessaire pour s'opposer à l'écartement des’ colonnes et pour consolider la plate-bande composée de plusieurs pierres. Le tirant- et. les agrafes qui lui sont äppendues suffisent pour, une petite portée. Si l'entre-colonnement était plus grand, l'armature se composerait d'une corde et d'un arc dont la résistance serait proportionnéé à l'effort qu'elle doit annuler (x).
Le fer qu'on emploie à ces armatures doit étre mis à l'abri de l'oxydation par un enduit résineux ou bitumineux.
La pl 30 donne les coupes. du balcon, selon les deux systèmes d'appareil, proposés ; et la pl. 31 donne le profil du chapiteau des colonnes et des moulures du plafond dusportique.
On peut, par économie, exécuter le même balcoï en construisant le plancher en bois, recouvert de plâtre, ou en fer et briquespleines où creuses, et en le couvrant de plomb ou de feuillés de cuivre, où même de bitume minéral ; mais nous préférons , pour une plus longue durée , l'emploi de la pierre.