AGE, ET DU COMBLE
On a tracé dans ces plans toutes les pièces de bois dont se composent ces planchers, ainsi que les armatures de fer, telles que les chaines ou tirants et leurs ancres, les équerres, harpons, platebandes, etc., qui lient les principales solives l'une à l'autre ‘taux murs de face, afin de s'opposer à leur écartement et de consolider les angles des murs.
Dans l'étude des planchers, on peut négliger de tracer les Solives de remplissage que lon voit ici; mais il est important de déterminer la place des solives d'enchevétrures, et celles des chevêtres et des linçoirs.
Cela est indispensable, surtout lorsque, pan la quantité de portes ouvertes dans les murs, et par les cheminées et leurs tuyaux qui sy trouvent noyés, et même appliqués sur leurs parements, les points d'appui solides ÿ deviennent rares.
Dans ces circonstances, qui n’ont que trop souvent lieu pour les bâtiments élevés par la spéculation, il est'nécessaire de combiner simultanément le plan des solives d’enchevétrures avec les, élévations des murs de refend, sur lesquelles on trace à chaque étage les portes, les cheminéestet leurs tuyaux. C'est alors qu'on reconnait la difficulté de trouver des points d'appui montant de fond ;'ou le moins possible enporte-à-faux, pour asseoir solidement la portée des enchevétrures, sans trop les écarter l'une de l'autre, et en les éloignant suffisamment des âtres et des tuyaux de cheminées, pour les soustraire au danger de l'incendie.
La difficulté de’ satisfaire à ces conditions est quelquefois telle, qu'on est contraint de changer quelques parties de la distribution qu'on avait projetée. k
Les exemples de planchers incendiés, en grandepartie.à feu couvert, que nous avons été obligé de rétablir; les planchers tombés, bien que construits depuis peu d'années; d'autres menaçant ruine, quoique faits récemment, que nous avons fait reconstruire ou fait étayer; ces accidents, provenant de la mauvaise disposition des bois qui les composent, nous.autorisent à insister sur ce que l'étude des planchers soit toujours faite par celui qui connait la résistance des solides et les lois de la statique, par l'architecte lui-même. Ce serait montrer une grande insouciance et exposer sa réputation et sa garantie d'une manière grave, que d'abandonner cette importante partie de la construction, même à un charpentier bon praticien.
PLANCHES 10 &r 12.