En | | ee ; CHRPNTITEUN ETAT D | | ” FUN
“ e 2 L | Ji 2
Depuis la publication de la première livraison de ces Études d'Entomologte, j'ai reçu, Sur les Lépidoptères d'Algérie, plusieurs communications à la suite desquelles j'ai cru devoir faire graver la planche qui porte le n° V de ce troisième fascicule.
Outre quelques espèces nouvelles dont il n’est pas question dans la première livraison, j'ai fait figurer sur cette planche quelques autres que j'avais déjà décrites, mais dont plusieurs Entomologistes m'ont demandé de connaître le dessin.
Je profite de ce premier supplément pour publier les rectifications reconnues utiles à mon premier travail. J'espère pouvoir, avant peu, faire paraître un deuxième supplément à la faune des Lépidoptères de notre colonie algérienne, et Je m’efforcerai toujours de tenir au courant de la science et des découvertes qui se font incessamment, l'inventaire que j'ai déjà dressé des espèces de
papillons algériens.
Rennes, 20 septembre 1878.
| " à ss 1 91 it ' tou "M voire 21 { pi li fai! # ne dupe it pi ne . 4 bles, Pre rail LE RAYON es ai gaffe LP kan etat LL CPI MR. | te 4e
MIT on: 1} QAR nl BUS or : <a L'éubtbten ti Le. Jets 48e anidint os be ;
ee et AL nés
IAE slt} Naip ET DIEU tube) tt eristeitq de Pre | AR DU al st
EE Et En Qt als 0 #autti TNA MAO Sy Æ LINE s ki 4
CHU A Nfa1 NON 70 :
LoN ‘ot a 14 Li n ÿ ro [Ta ie a [M Lt \b ht GTI ht are age ; GA T SN HEte 1 . à
Thecla Rubi, Lin.
Alger; en février. M. l'abbé Armand David a pris, cette année, aux environs d'Alger, un type fort remarquable de Thecla Rubi. La couleur brun foncé du dessus est remplacée par un brun rougeâtre clair.
Arge Mauritanica, OBErTHÜUR (Q pl. V, fig. 3).
J'ai fait figurer la © de cette remarquable variété algérienne de Galathea. Le Sa été figuré par M. Lucas, sous le nom de Clotho (Exploration de l'Algérie, pl. H, fig. 4).
Zygæna Seriziati, OBERTHUR (pl. V, fig. 7).
J'ai décrit en détail cette Zygène dans la première livraison des Études d'Entomologie, pages 33 et 34. J'ai fait figurer le type que l’on rencontre le plus ordinairement.
Zygæna Felix, OBErTHUR (pl. V, fig. 4).
Espèce bien tranchée par son double collier blanc, le ton carminé de ses parties rouges et l'entourage blanc pur plus ou moins large de ses taches rouges à l’aile supérieure. L’abdomen est tantôt tout noir, tantôt pourvu de deux anneaux rouges. Je possède des individus intermédiaires et notamment une © dont les deux côtés de l'abdomen sont seuls rouges ; le dessus et le dessous y sont restés noirs.
Zygæna Allardi, OsErTuür (pl. V, fig. 5).
Diffère d'Orana par les caractères suivants : les taches rouges plus larges et plus contiguës, plus largement cerclées de blanc jaunâtre que dans Orana ; le rouge de ces taches dans A//ardi est vermillon pâle, tandis qu’il est carminé vif dans Orana; l'abdomen est annelé de rouge, tandis qu’il est toujours noir dans Orana. Le trait
blanchâtre qui borde la tache rouge de la base de l'aile supérieure, s'étend en un trait oblique près du bord inférieur de l’aile supérieure dans Al/ardi, et on remarque une ligne gris blanchâtre prolongée le long de ce bord.
Remplace Orana dans la province de Constantine, où elle habite Marcouna près Lambessa. Dédiée à mon ami Gaston Allard, qui a découvert cette charmante Zygæna dans l’un de ses premiers voyages en Algérie.
Trichosoma Huguenini, MILLIÈRE.
J’ai reçu de mon savant et respectable ami, M. Millière, commu nication d'un Trichosoma nouveau que M. Huguenin, de Zurich, avait rencontré aux environs d'Alger pendant l'hiver dernier. M. Millière m'informait qu'il se proposait de dédier cette espèce à celui qui l’avait découverte et de la décrire très-prochainement.
Je ne parle donc de cette espèce qu’en la désignant d'avance par le nom que M. Millière lui a primitivement attribué, et je la considère comme valablement créée par notre éminent collègue.
Deux autres exemplaires de cette même espèce ont été capturés aussi l'hiver dernier, à Alger, par M. l'abbé Armand David, le célèbre explorateur de la Chine. Avec une générosité dont il a déjà si fréquemment usé à mon profit et dont je ne saurais assez lui témoigner ma reconnaissance, M. l'abbé David s’est dépossédé en ma faveur des deux seuls exemplaires qu'il ait capturés. Ces deux papillons ne sont pas pareils entre eux. Je les décrirai séparément :
PREMIER EXEMPLAIRE, — ©; plus petit que le 72ichosoma Bœticum; ailes supérieures brunes avec la frange concolore; ailes inférieures noires avec deux taches jaunes, dont l’une triangulaire, partant de la base et s’avançant jusqu'aux deux tiers de l’aile environ, occupe la cellule discoïdale qui est fermée par un accent circonflexe noir et la dépasse un peu; l’autre tache jaune est longue et étroite le long du bord abdominal, très-resserrée aux deux tiers de son parcours par le noir qui la remplit presque à cet endroit, et aboutit enfin en un point triangulaire au bord des ailes. La frange est jaune à ce point de contact et ailleurs brun pâle; le thorax est couvert d’un poil épais, couleur blond clair; le dessous reproduit
LÉPIDOPTÈRES D'ALGEÉRIE 43
le dessus en plus pâle, et on y voit paraître aux ailes supérieures quelques atomes jaunâtres, indiquant des taches qui sont plus accentuées dans le deuxième exemplaire.
DEUXIÈME EXEMPLAIRE. — G'; diffère du précédent par le ton plus rouge brique de ses ailes supérieures et trois taches jaune paille très-nettement marquées : l’une dans l’intérieur de la cellule, l’autre au delà, près de la côte, la troisième immédiatement audessous de la première, près du bord inférieur des ailes; cette troisième est très-petite, ronde et cerclée très-finement de brun; le ton jaune des ailes inférieures est plus vif, et les poils du corps, surtout aux épaulettes, sont plus pâles et plus jaunâtres.
Spilosoma Leprieuri, OBERTHÜR (pl. V, fig. 2).
Dédiée à M. le D" Charles Leprieur (*), actuellement au 3° régiment du génie, à Arras et autrefois à Bou-Sâada, comme souvenir de reconnaissance de la cordiale et si gracieuse hospitalité qu'il offrit, en Algérie, à MM. Gaston Allard et René Oberthür.
Le Spilosoma Leprieuri est plus petit que son congénère Pudens, à côté duquel il doit se placer. Il est en dessus d'un brun roux, et comme les écailles sont peu serrées, l'aspect général en est un peu transparent. Aux ailes supérieures, sont placées, sur la côte et à peu près à distance égale les unes des autres, quatre taches d’un noir vif, les deux plus rapprochées de la base petites et les deux autres plus grosses, Ces quatre taches sont finement bordées d’une liture jaunâtre. Cette liture s'arrête à la côte, la tache restant toute noire à son point de contact avec le bord antérieur de l'aile. Le bord inférieur de l’aile supérieure est marqué de trois petites taches noires, bordées d’une liture jaunâtre, comme celles qui sont contiguës au bord antérieur de la même aïle. Dans la nuance du fond des ailes inférieures, principalement près du bord extérieur, on remarque quelques atomes plus bruns et plus obscurs.
(*) J'aurais dû depuis longtemps consacrer par la dédicace d’un Lépidoptère d'Algérie l'amitié qui nous unit à M. le D: Charles Leprieur, et j'avais dans mon premier travail successivement donné son nom à deux espèces que je croyais nouvelles, mais que plus tard je reconnus avoir été déjà décrites auparavant, Cette fois, je n’ai pas à craindre ce qui fut pour moi une pénible déception, et la nouveauté du Spilosoma Lepriewri est absolument indiscutable,
Le dessous reproduit le dessus, mais en plus pâle, et le bord antérieur des ailes supérieures et inférieures est lavé de jaunâtre. Les antennes ont l’arête rouge à la base et d’un jaune rosé ensuite, avec les cils noirs, comme dans Pudens: le thorax et l'abdomen sont couverts de poils blonds jaunâtres.
Spilosoma Leprieuri, ainsi que je le disais plus haut, est voisin de Pudens; mais il ne saurait être confondu avec lui. Il en diffère, en effet, surtout parce que Pudens est d’un rouge rosé, au lieu d’être brun roux; parce que dans Pudens, il y a trois taches noires seulement le long de la côte de l'aile supérieure; que ces taches dans Pudens ne sont entourées d'aucune liture; qu’elles sont d’un noir beaucoup moins vif et brillant que dans Zeprieuri et qu'elles n’occupent pas la même position, c’est-à-dire le même espacement relatif. Dans Leprieuri, elles partagent la côte depuis la base à l’apex à peu près en cinq parties égales, et dans Pudens en quatre parties égales.
Je connais deux & du Spilosoma Leprieuri. L'un est dans ma collection et l’autre appartient à M. le D" Staudinger, de Dresde, qui les a reçus tous deux de M. le Dr Seriziat. Le Spilosoma Leprieuri a été découvert aux environs de Collo.
Bombyx Luteus, OBERTHÜR.
Notre sympathique collègue, M. J. Fallou, de Paris, m'a offert le seul exemplaire qu'il possédât de ce nouveau Bombyx, qui a été capturé par M. Warion, à El-May (province d'Oran), en juin 1868. Cet exemplaire unique est en fort mauvais état et ses ailes sont toutes lacérées; cependant, les deux côtés se complètent assez l’un par l’autre pour permettre de décrire et de figurer cette nouvelle espèce algérienne. Le dessin paraîtra dans la quatrième livraison de ces Études.
©.—Ailesentières, forme et taille du Bombyx Rimicola, Hübner (Catax, Esper), entièrement et uniformément jaune d'or en dessus comme en dessous. Le thorax et l'abdomen exactement de la couleur des ailes; l'abdomen n’est pas laineux à l’extrémité, comme dans Rimicola, Everia, Lanestris, etc. Il est conformé comme dans Franconica.
Endagria Algeriensis, RAMBUR.
Je fais figurer (pl. V, fig. 1) de cette livraison le G de cette espèce que j'ai décrite dans la première livraison des Études d'Entomologie, p. 40.
Agrotis Hodnæ, OBERTHUR (pl. V, fig. 8).
Se place à côté de l'Agrotis Arenicola, Sigr., de Corse. Les ailes supérieures sont longues et relativement étroites; la base, audessous de la nervure médiane, est occupée par une tache jaunâtre du milieu de laquelle part un trait relativement épais, en forme de pointe d'épée, gris à l’intérieur, avec les bords tracés en noir. Ce trait s’avance parallèlement à la nervure médiane, sans dépasser l'extrémité de la cellule discoïdale. A l’intérieur de cette cellule, se trouve une tache ovale jaunâtre, centralement ponctuée de brun foncé. La tache réniforme est brun clair, elle est séparée de la tache ovale de l’intérieur de la cellule par un espace brun foncé. Au delà de la cellule sont des traits intranervuraux bruns entourés de jaunâtre, l'extrémité de l'aile supérieure est brun foncé; le bord terminal de l’aile est jaune clair et la frange est brune; l’aile inférieure est entièrement d’un blanc d'argent brillant entourée d’une fine limite brune qui sépare la frange du bord extérieur.
Quand cette espèce a les ailes fermées dans le repos, elle se confond absolument avec le sable. L'individu, que je possède a été trouvé par mon frère, parmi les herbes qui croissent dans les régions sablonneuses autour de Bou-Säada.
Agrophila Deleta, STAUDINGER.
Jolie petite espèce découverte à Collo, par M. Seriziat, et décrite par M. Staudinger, de Dresde.
Elle est de la taille de Pura; les ailes supérieures sont en dessus d’un ochré jaune pâle, avec une petite bande formée d’atomes noirs, située aux deux tiers des ailes plus près du bord terminal que de la base, et parallèlement au bord terminal; cette petite bande occupe le tiers de l’aile entre la côte et le bord inférieur; les aïles inférieures sont à peu près uniformément d’un brun jaunâtre pas trop foncé et luisant. En dessous, les ailes sont concolores, ochracées et luisantes.
Euclidia Petitjeaniüi, Orerraur (Études d'Entomologre, première livraison, pp. 55 et 56, pl. IT, fig. 5).
Cette espèce, que j'ai crue nouvelle et que j'ai rangée dans les Noctuélites, à cause de son faciès et de ses mœurs qui sont celles des Euclidia, est la Noctuælia Superba, Freyer.
Scopula Concoloralis, OreRTHÜR (Études d'Entomologie, première livraison, pp. 68, 69, pl. IL, fig. 6).
Ma Scopula Concoloralis est une variété méridionale de Punctalis. Cette même variété Concoloralis se trouve aussi en Espagne. Le savant M. Guénée a rangé Punctalis dans le genre Stenia.
Acidalia Mediaria? (Études d'Entomologie, première livraison,
p. 59, pl. I, fig. 6).
J'avais rapporté avec doute à Mediaria de Hübner, une Acidalia qui a été figurée dans la première livraison de ces Études, avec une très-grande exactitude. J'ai acquis depuis la certitude que l’Acidalia algérienne était bien une espèce distincte de Mediaria, comme je le pressentais du reste en 1876, p. 59. J'ai distingué l’Acidalia algérienne sous le nom de Renataria.
Eupithecia Fathmaria, Osrrruür (Études d'Entomologie, pre-
mière livraison, p. 63, pl. IV, fig. 9).
Cette espèce, dont je disais qu'elle était « très-distincte de ses congénères européennes par sa forme allongée, » doit faire partie du genre Æuacidalia, Packard (A Monograph of the Phalenidæ of the United States, 1876). La conformation de la tête surtout est absolument identique aux espèces du genre Euacidalia. L'Euacidalia Fathmaria se placera à côté de l’Euacidalia Sericeala, Packard (A Monogr. of the Phalenidæ, pl. X, fig. 35). Il convient toutefois, pour apprécier cette question, de ne pas trop se rapporter à la figure de M. Packard. Le dessin est trop grossier, et la figure citée ne rend pas du tout l'aspect général de l'Euacidalia Sericeala que M. Belfrage m'a envoyée du Texas et que j'ai pu étudier en nature. Il est fort remarquable de voir une espèce américaine et une espèce algérienne présenter d'aussi grands rapports génériques que les Euacidalia Sericeata et Fathmaria.
LÉPIDOPTÈRES D'ALGEÉRIE 47
Fidonia Chrysitaria, variété Kabylaria, Osertaür (pl. V, fig. 6 a et Gb).
Le type figuré par M. Lucas, dans l'Zxploration de l'Algérie (Atlas, pl. IL, fig. 9 et 9 a), diffère de celui que je distingue sous le nom de variété Kabylaria et qui semble spécial aux environs de Collo, c’est-à-dire aux montagnes du bord de la Méditerranée, par une taille toujours plus petite, et l'absence, dans les parties noires de l'aile supérieure, des nombreuses taches blanches qui presque toujours forment dans le type des montagnes de l'intérieur de la province de Constantine comme un semis épais.
La variété Kabylaria, très-bien représentée dans la fig. 6 de la pl. V de cet ouvrage, a un faciès tout à fait différent de tous les autres types que je connais. La plupart du temps, la première tache brune, celle qui occupe la base de l’aile supérieure, et qui dans les exemplaires figurés par Duponchel (Suppl. IV, pl. LXXI, fig. 7) et par M. Lucas, est bien séparée de la partie brune médiane par une bande blanche transversale, manque de cette séparation blanche dans Kabylaria et se confond ainsi avec la partie brune médiane presque absolument. L'extrémité de l'aile, le long du bord terminal, est bien plus obscure dans Xabylaria et ne porte ni les taches, ni la seconde bande blanche qu'on remarque dans les Chrysitaria de toutes les autres localités algériennes d’où je connaisse cette espèce jusqu’à présent.
Au premier aspect, Kabylaria diffère tellement des autres Chrysitaria qu'on croirait à une espèce distincte; on serait porté à cette opinion par cette considération que tous les exemplaires de Collo ont bien un même faciès et qu'aucun d'eux, par exemple, ne ressemble à ceux de Lambessa, qui sont eux-mêmes absolument semblables entre eux. Je ne crois pas cependant que Kabylaria soit autre chose qu’une remarquable variété géographique, dont la découverte est due à M. le Dr Seriziat, qui l'avait déterminée d’abord Pennigeraria, la rapportant à cette espèce plutôt qu'à CArysitaria (*). Le type de Constantine, figuré par MM. Duponchel et
(*) La Fidonia Pennigeraria est, jusqu’à nouvel ordre, à rayer du Catalogue des Lépidoptères algériens,
Lucas, me semble être intermédiaire entre celui de Collo et celui de Lambessa, qui est l’exagération du type figuré par M. Lucas, en ce sens que le semis d’atomes blanchâtres y est tellement prononcé, que dans certains exemplaires les parties blanches sont en quantité égale aux parties noires.
Etudes Entomologiques (rique Orientale)
1 Papiho Constantinus,
2 Pieris Rueppelii, #4
Ward
Planche
Pieris Raffrayi
5 Danais DOrippus, Xxyg
in
Pieris Bragssicoides, Guen