Vie d'Elicnne, p
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que que plusieurs des principaux édifices de Constanlinople ont été privés de leurs images. Avant que le synode de 763 pût siéger à Sainte-Marie des Blachernes, on fut obligé de débarrasser cette église des fresques qui s'y trouvaient et qui représentaient des scènes de la X'ic de Jésus'. Et en 7O7 la maison patriarcale de Constantinople avait conservé ses images ; c'est le patriarche Nicétas qui les fit disparaître. Il enleva celles du petit secret qui étaient en mosaïque sur fond d'or, et celles du grand secret qui étaient en bois ; il effaça les figures de celles qui étaient jieintes ; et il fit de même dans le monastère des Abraliamites '. Ces images avaientété conservées peut-être parce que le peuple les considérait comme de simples ornements, ou plus vraisemblablement ii cause d'une valeur artistique particulière. En tout cas, il est étonnant que quarante ans après les premiers édits de Léon, vingt-cinq ans après l'avènement de Constantin, quinze ans après le concile, des édifices aussi fréquentés et aussi en vue aient pu conserver impunément les images interdites par tant de décrets successifs.
On a accusé également le Copronvme d'avoir détruit ou désaffecté des églises^. C'est une erreur. Toutes les fois qu'il est question dans les textes d'une église profanée, on voit qu'elle n'a pas été démolie ni enlevée à sa destination, mais seulement qu'on en a fait disparaître les images*. Un passage de Nicéphore nous dit que l'empereur a détruit les églises où se trouvaient des reliques'^. S'il y a eu suppression de quelques sanctuaires, ce fut sans doute de ceux qui étaient consacrés exclusivement au culte d'une relique célèbre. L'enlèvement de la relique les rendait sans utilité et les privait de tout caractère sacré. Ainsi arriva-t-il pour le sanctuaire de lu châsse d'Euphémie, dont l'empereur fit un arsenal". Le texte du concile de Nicée, qui mentionne la désaffectation de