Théoph., AM. GaZi, p. /417 ; Nie., Brev., p. Ci
e. Indiction MI, donc septembre 7.42, mais très prol>ablement en CaSS. puisque l'année du monde ne commence qu'au 20 septembre. 7. Théoph., .\.M. C235, p. iig; Niccph., lirev., p. Ci.
28 COÎNSTAMIN V, ICMPlCRKUIi DKS ROMAINS
Artav.Tsde ne semble pas avoir songé à approvisionner la place, car la famine s'y fit sentir presque immédiatement après la clôture du blocus. Artavasde chercha à la ravitailler par la voie de mer, qui restait libre ; le secrétaire Atlianase et le domestique Artavasde partirent avec une flotte et réussirent à embarquer un chargement de blé. Mais, à leur retour, Constantin envova contre eux la (lotte des Cibyrrhéotes. Le convoi fut capturé, le blé fut distribué aux troupes impériales, et les deux chefs de l'expédition furent aveuglés'. Artavasde réussit à éloigner la flotte des Cibvrrhéotes au moyen du feu grégeois, mais une sortie qu'il tenta fut désastreuse pour lui. 11 y perdit son principal auxiliaire, le vicaire Théophane Monoutès ". La famine et la mortalité commençaient à faire des ravages terribles dans la capitale. On voit que les écrivains ont été vivement frappés pai- ce (léau, qu'ils attribuent naturellement à l'impiété de l'empereur. Ils ont retenu ce fait que pendant ces jours la mesure d'orge se pava jusqu'à douze nomismes'.
Artavasde fut obligé de permettre à la population non combattante de quitter la ville. Ce fut le signal d'un exode général. Beaucoup de gens se déguisèrent en prêtres ou en femmes et trompèrent la vigilance des gardes, ou bien les corrompirent à prix d'argent. D'autres même se laissèrent tomber du haut des remparts. Constantin fit bon accueil à cette population de transfuges ; il les traita avec humanité et leur fit distribuer des vivres*.
Cependant Nicétas avait tenté un dernier effort pour secourir son père et dégager Constantinople par une diversion. Il avait réuni une armée avec les débris des troupes battues à Modrina et s'était présenté à son tour à Chrysopolls °. Sans abandonner pour cela le siège de la ville, Constantin franchit le détroit ; mais Nicétas n'attendit pas la bataille et se retira devant l'armée impériale. Rejoint à Nicomédie, il fut fait prisonnier avec son armée. A ses côtés se trouvait le curateur Marcellinus, ancien évéque de Gangres, que le' vainqueur fit décapiter immédiatement. Quant à Nicétas il fut mis aux fers et ramené sous les murs de Constantinople. Là, on le promenait enchaîné en vue des assiégés, afin que du haut des