‹ Études d'histoire byzantineChapitre 46 sur 178 · Théoph., AM. G263, p. A45. Cf. AM. 63r)8, p. Mo · texte numérisé non relu

Théoph., AM. G263, p. A45. Cf. AM. 63r)8, p. Mo

r.A POF.ITIOUE FATRIHKini". : LES ARABES 3ç)

et rpiissircnt :i l'enfermer clans des défilés; pendant ce temps, la fameuse flotte des Cibyrrhéotes, commandée par Pierre, amiral et protospathairc, leur coupait toute retraite du côté de la mer. Banacas se crut perdu ; mais un effort désespéré le sauva : il chargea avec de grands cris la cavalerie byzantine, perça les lignes et réussit à s'échapper. Il remporta même, dit Théophane, un butin assez considérable\ L'entreprise qu'il avait tentée n'en avait pas moins échoué complètement, grâce à la manœuvre habilement combinée des lieutenants de Constantin.

La reprise de Mopsueste date peut-être de la même année. En

771, enfin, dernière tentative des Arabes qui envoient en Cilicie Al Fadhl Ibn Dinar^ Mais la garnison de Mopsueste lui opposa une résistance énergique et lui tua plus de mille soldats. Cette partielà de la frontière était donc occupée;! demeure par les Byzantins. Une trêve semble avoir été conclue à ce moment-là ''et, à partir de

772, les forces de Constantin (urenl absorbées par de nouvelles guerres en Bulgarie.

Quant aux tentatives des Arabes pour s'emparer des provinces occidentales de l'empire, elles ne lurent pas plus heureuses. En 763, ils débarquèrent en Sicile. Mais les populations, dévouées à l'empire malgré l'éloignement et malgré la question des images, se défendirent elles-mêmes et, repoussèrent les Arabes*.

Tels sont les renseignements que nous possédons sur les guerres de Constantin contre les Arabes. C'est la partie la moins intéressante de son œuvre, parce que depuis Akroïnon, le péril arabe ne fut jamais très menaçant. L'empereur, occupé ailleurs, n'entreprit aucune croisade contre les infidèles ; mais il sut conserver les positions acquises et les fortifier par une série de faits d'armes heureux. La forte organisation militaire des provinces suffît à tenir les Arabes en respect. Le khalife de Damas, le terrible AI)dallah al Mansour, était mort la même année que Constantin" et Al Madhi lui avait succédé. Léon IV assiégea Germanicée, réussit à prot(''ger Dorylée et Amorium. Les revers com-

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