‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 32 sur 141 · A Thom., Gerh., 'Phil, ï · texte numérisé non relu

A Thom., Gerh., 'Phil, ï

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détermine les figures dans l'espace pur 1 , en sorte que les lois du mouvement réel dans la nature sont identiques aux 'ois du mouvement qui détermine les figures géométriques 1 qu'ainsi c'est à la géométrie qu'il faut demander d'en endre compte. Il faut noter ici en passant que le aouvement, défini par Leibniz comme mutatio loci*, et [ans la lettre à Thomasius comme mutatio spatii^, foncion par conséquent de l'étendue et de la durée, dépend lomme fonction de l'étendue de la science géométrique qui tudie en quelque sorte les conditions premières de ses rajectoires en tant qu'elles sont des figures, même si en m autre sens il est dans la nature, ou mieux dans la nateria prima, le principe de toutes les figures qui s'y éalisent ; et de la sorte s'il semble dominer et précéder la igure géométrique qu'il engendre dans le réel, il reste rai pourtant qu'il dépend, d'autre part, des lois et condiions des figures idéales, et que ses propres lois dépenlent de celles-ci. C'est donc un devoir pour nous, si nous r oulons le connaître, de le tenir pour l'objet d'une connaislance géométrique ou, ce qui revient au môme, puisqu'en géométrie connaître c'est construire, d'en faire une consruction géométrique, imaginaire peut-être, mais en tout îas exacte et rigoureuse 4 .

Les modernes, sur ce point, c'est du moins l'avis de -eibnitz, quelques progrès qu'ils aient fait faire à la icience du mouvement ou à la phoronomie, ont péché gravement : au lieu de s'attacher à déduire le mouvenent de principes abstraits et purement rationnels, pour •endre compte ensuite des mouvements sensibles, appaents et réels, ils se sont, au contraire, appliqués à déduire

1. « Demonstrat enim (se. Mathesis) figuras ex motu... Construc-. iones igitur figurarum sunt motus ; jam ex constructionibus affeciones de figuris demonstrantur. Ergo ex motu, et per consequena

priori, et ex causa. » Gerh., PMI., I, p. 21.

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