‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 37 sur 141 · Ibid., pp. 235 et · texte numérisé non relu

Ibid., pp. 235 et

2. Ibid., p. 233. En français : « le plus petit des deux angles est complémentaire (supplementum ad rectum) du double de l'autre. »

Cette conséquence n'est pas tout a faît exacte, même en partant des propositions, d'ailleurs arbitraires, de Leibnitz. Car lorsque les trajectoires des deux mobiles avant le choc sont toutes les deux d'un même côté du plan d'incidence défini par Leibnitz (§ 10, p. 233), il est toujours vrai que c'est le plus petit des deux angles

Or « in ore omnium est, dit Leibnitz 1 , angulum incidentiae et reflexionis esse aequales, et favent utique expérimenta tum phoronomica (allusion au choc des corps élastiques, que Leibnitz appelle durs, mais « se restituentia » 2 , et allusion par conséquent aux lois de Huygens et de Wren 3 ), tum optica. » Il y a plus : d'élégants théorèmes de pure géométrie 4 , dans lesquels d'ailleurs il n'entre aucune condition phoronomique, et qui n'ont qu'une valeur figurative, confirment pleinement les données de l'expérience.

D'où vient donc cet étrange conflit ? Ni, d'une part, des lois du mouvement abstrait on ne peut rien conclure contre la loi d'expérience, si souvent confirmée et avec tant de précision par les mouvements réels ; ni, de l'autre, de ces derniers on ne peut rien conclure contre les lois du mouvement abstrait, déterminés a priori et « universaliter », et par définition même « a sensu et phaenomenis independentes 5 ».

Bien plus, nous nous sommes rendu compte que si différents que soient, à une première vue, les mouvements réels, qu'on peut appeler physiques, des mouvemenl idéaux qu'on peut appeler abstraits ou rationnels, il fai que des lois de ceux-ci dérivent les lois de ceux-là, si 1

qui est complémentaire ou double de l'autre ; mais lorsque n deux trajectoires sont l'une d'un côté du plan, l'autre de l'autr c'est toujours l'angle d'incidence qui est complémentaire du doub de l'angle de réflexion, quand même il serait plus grand que < dernier, et quand même il ne serait pas, par conséquent, le pli petit des deux.

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