T^ASSAGE AU NOMINALISME, A LA SCIENCE ET A LA LOGIQUE
Hobbes soutient la thèse sensualiste qu'en dehors des •« pfaantasmata » fournis par la « sensio » et des a phania- ^ise » de l'imagination, copies affaiblies des « phantasmata », il n'y a rien dans l'esprit : il est même d'avis que Tordre de succession de deux de nos conceptions n'est Jamais que la reproduction du même ordre donné au moins un« fois dans l'expérience ^. Par conséquent, il est impossible qu'il entre dans notre esprit rien autre chose que des données de la sensation ou de l'imagination*.
Mais l'imagination n'est pas ^encore ce qui distingue Vhomme des animaux, puisqu'elle leur est commune ; l'intelligence n'apparaît chez l'homme, ainsi que la raison et \a science, qu'avec les signes et le langage^ privilège exclu- ■sif de l'homme s.
En dehors des sens, de Yimagination et de Vassociation •des pensées, dit encore Hobbes, l'esprit n'a pas d'autres mouvements ; mais grâce au langage et à l'ordre de ses conceptions, il devient capable de diversifier ses connais- •sances à l'infini et de se distinguer profondément des animaux *.
Si le langage est ainsi nécessaire à la science, c'est que