De Homine, XII
204 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.
tingue quelque part^ sept passions simples qui sont :] « AppetiiuSy CupidOy Amor^ Aversio^ Odium, Gaudium, \ Dolor, »
Puis viennent, engendrées par ces premières, l'espérance, le désespoir, la crainte, le courage, la colère, la confiance, l'indignation, la bienveillance, Favarice, l'ambition, la libéralité, la magnanimité, la gloire, le rire, les pleurs, la pudeur, l'émulation, l'envie, etc., etc. «.
En passant, Hobbes analyse l'idée du heau^ comme il analyse l'idée du bien et du bonheur.
Le beau et le laid sont à peu près identiques au bien et au mal, mais ils ne sont point considérés sous le même rapport : le beau^ en effet, est la promesse du bon^ le laid est la promesse du mauvais 3.
« Est enim pulchritudo objecti qualitas ea quœ facit ut bonum ab eo exspectetur ; quœ enim similia videntur illis rébus quae placuerunt, videntur placitura. Est ergo pulchritudo futuri boni indicium. Quae quum in actionibus spectatur, dicitur honestas ; quando in forma consistit appellatur forma. Placetque etiam antequam bonum cujus ipsa est indicium acquiratur, per imaginationem. Eadem ratione matum et iurpe dicuntur de eodem*. »
Il y a donc trois espèces de biens : P la promesse du bien ou le beau ; 2® la chose bonne, le bien ou la bonté ; 3* le terme qui est plaisir, l'agrément : îucunditas &.
Quant au bien, nous savons déjà que les éléments de sa détermination doivent être cherchés dans le plaisir et la douleur, dans l'amour et la haine. Toutefois, comme nos jugements sur le bien sont presque toujours des jugements touchant le futur, on distingue parfois le bien vrai, du bien apparent : le bien, en effet, est toujours uni au mal ; il faudrait donc savoir, avant de faire un choix, lequel des