‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophieChapitre 83 sur 146 · De Corpore, IV, ch. xxv · texte numérisé non relu

De Corpore, IV, ch. xxv

— « ...C'est-à-dire que, quoique le sentiment ne subsiste plus,, son image ou sa conception reste, mais plus confuse lorsque l'on est éveillé, parce qu'alors quelque objet présent remue ou sollicite continuellement les yeux ou les oreilles, et, en tenant l'esprit dans un mouvement plus fort, l'empêche de s'apercevoir d'un mouvement plus faible. C'est cette conception obscure ou confuse que nous nommons fantaisie ou imagination. Ainsi l'on peut définir l'imagination une conception qui reste et qui s'affaiblit peu à peu à la suite d'un acte des sens. » Nature humaine, pp. 205-206.

2. Hobbes donne l'explication suivante du sommeil : les organes sont lassés par l'action des objets pendant le jour et par leur réaction propre. Dès lors les esprits se retirent vers le cerveau, et ainsi se trouve interrompue l'action des objets extérieurs jusqu'au réveil, c'est-à-dire jusqu'au retour des esprits ; pendant tout ce temps, la sensation fait place à l'imagination. De Corpore, IV, xxv, § 7.

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