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190 ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.
quelques mots^ les théories de l'équipollence, de la conversion et de l'opposition des propositions
Syllogisme. — « Le discours qui consiste dans trois propositions, de deux desquelles s*ensuit une troisième,, s'appelle syllogisme 2. »
Les règles ordinaires du syllogisme sont indiquées dans les six premiers paragraphes du chapitre IV de la Logique.
Conclusion : le syllogisme n'est qu'une addition de trois termes 3.
La distinction des figures et modes est établie (paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 du chapitre IV).
Mais ce qu'il y a de plus important dans tout le chapitre IV de la Logique est le passage suivant, qui présente une véritable théorie sensualiste et nominaliste du syllogisme, et qui est au fond identique à la théorie de Stuart Mill et à ses nouvelles formules :
« Voici maintenant la pensée ou l'opération de l'esprit qui répond au syllogisme direct (syllog. de la figure). Premièrement, on conçoit l'idée de la chose nommée avec l'impression ou l'accident à cause duquel elle est nommée du nom qui est le sujet de la mineure. Ensuite se présente à l'esprit l'idée de la même chose avec l'impression ou l'accident qui fait qu'on lui applique le nom qui est le prédicat de cette même mineure (X est A et B) ^. Troisièmement, la pensée revient une seconde fois à la chose nommée, avec l'impression à cause de laquelle cette chose est nommée du nom qui est le prédicat de la majeure (X est C). Enfin, quand l'esprit se rappelle que ces impressions