‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 100 sur 170 · DEUXIÈME PARTIE L'ESPRIT · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE L'ESPRIT

Lorsqu'il écrivait à Arnaulcl vers la fin de 1671 : « Eso inler toi distractiones vix alteri me argumente vehementius incubuisse arbitror quantulocunque tractu hujus vitac meae, quam quod me securum redderet de futura (\ila) », et lorsqu'il ajoutait : « et hanc unam mihi multo maximam fuisse fateor etiam philosophandi cftusam i », Leibnitz ne faisait que résumer en deux mots le caractère saillant de sa philosophie. Et ce fut, en effet, pendant toute sa vie sa préoccupation dominante de demander à la science, ou, comme on disait alors, à la philosophie du corps ou de la nature, les moyens d»^ s'élever ù la connaissance de l'esprit, de sa nature et de ses destinées. D'ailleurs, tandis qu'on lui ferait injure en supposant qu'il était prêt, pour satisfaire ses tendances religieuses, à combattre la science et, si besoin était, à faire violence à ses enseignements, il faut dire tout au plus qu'elles l'inclinèrent de bonne heure à comprendre comment l'existence même des corps et les lois du mouvement postulent l'existence de Dieu et de l'àme, ou comment les principes mathématiques et mécaniques de la

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