‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 109 sur 170 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

160 ÉTLDFS D'iIISTOinE DE I.A niILOSOPIIIE.

un mouveiuenl circulaire, parce que ce mouvement n'est pas assez simple pour (prelle s'en i)uisse souvenir pour ainsi dire, lîlle se souvient seulement de ce qui lui unive dans le dernier moment ou i^lulùt in idtimo signo ralionis 1, c'est-à-dire elle se souvient de l.i direction selon la droite touchante, sans avoir le don de se souvenir du iirécepte qu'on luy donneroit de se détourner de cette touchante pour demeurer toujours dans la circonférence. C'est pourquoy le corps ne garde pas le mouvement circulaire, quoyqu'il ait commencé de l'exercer, à moins que quelque raison ne l'y oblige 2. » Mais ce n'est point seulement en direction que les conatus concourants s'amoindrissent 3, c'est aussi et c'est à un tel point dans le degré de leur vitesse^ que Leibnilz n'hésite point, dans une pièce du même temps que VHypolhesis déjà citée, à écrire : « Plures circulaliones conari coire in unam, seu corpora omnia tendere ad quietem, id est annihilationem s. » Bien loin d'être éternel, ou comme disent les modernes et comme ^disait Descartes, bien loin que la même quantité s'en conserve dans le monde, le mouxement, au contraire, s'y éteindrait donc d'autant plus rapidement que les conatus y entrent en conflit en chaque point de l'espace, s'il n'était soumis qu'aux lois et aux principes de la géométrie.

Il faut donc, s'il s'y conserve d'une manière évidente, qu'il y soit encore soumis à d'autres principes et qu'il y soit maintenu par une cause qui ne peut être encore (pie l'esprit. Leibnitz n'en a clairement indique les laisons (\\\r bien des années plus tard ^, mais elles étaient en germe

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