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78 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.
Mouvement ces indivisibles, précisément parce qu'ils seraient, non pas des éléments, mais de purs minima et de pures limites i. Pour l'instant, il postule la conciliation des deux propositions, plutôt qu'il ne la justifie, et ne la rend acceptable qu'au prix de la suivante : « Punctum non est, cujus pars nuUa est 2, nec cujus pars non consideraturS ; sed cujus extensio nulla est, seu cujus partes sunt indistantes, cujus magniludo est inconsidcrabilis, inassignabilis, minor quam quae ratione nisi infinita ad aliam sensibilem expoiii possit, minor quam quae dari potest *. » Le point dont il est ici question, pas plus que celui de Hobbcs, iTest donc pas le vrai point de la géométrie : en se refusant tous deux à en faire un minimum, Leibnilz comme Ilobbes ^ (qu'il a certainement ici en vue) en font un divisible au sens géométrique ; et c'est pourquoi peutêtre, dans une lettre à Arnauld 6, il commettait l'inadvertance de dire : « nulla esse indivisibilia (au lieu de minima), esse tamen inextensa '. » Mais l'un en en faisant les parties « indistantes », et l'autre en demandant qu'on ne les « considère point 8 », ce qui revient à en faire la grandeur plus petite que toute grandeur donnée, se ménageaient ra\antage d'y trouver dans la pratique une véritable différentielle, bien que leur commun défaut fût de dépouiller