Ibid., 181 et 183, §§ 3 et
lium actione atque luce solis fluidum omne circa nos motibus origine quidem variis, allamen in aequabililalem quamdam composilis cieri, ex quibus ille imprimis molus eminet satis rapidus, quo lux quotidie lellurem ambit ^ ».
Si la Physique, avait déjà dit Descartes dans les Prin cipes*, se propose la connaissance du monde visible, ce serait avoir résolu toutes les questions relatives au monde visible que d'avoir approfondi la nature de la lumière cl que d'avoir expliqué celle des corps lumineux qui l'engendrent (!•' élément), des corps transparents qui la transmettent (2* élément), enfin des corps opaques qui la reçoivent, la réfléchissent ou la réfractent (3* élément), et en quelque façon l'Optique était ainsi sinon la Physique tout entière, au moins la partie centrale et comme la base de toute science de la nature. De la même manière, Leibnitz fait de la lumière comme le centre et le principe de tous les phénomènes de la nature, et le premier arrangement qu'il importait, selon lui, au Créateur du monde de donner à son œuvre était tel qu'il devait avant tout rendre possible la lumière et engendrer le monde en la réalisant. Il fallait donc qu'il y eût dans le pur homogène de l'Espace inflni un corps, aussi peu différent d'ailleurs que possible de ce dernier, qui fût capable de l'émettre, un autre qui la reçût, et enfin un milieu qui la transmît du premier au second. Le corps qui l'émet est le globe solaire, celui qui la reçoit est le globe terrestre, tous les deux animés dans le plein d'un mouvement autour de leur axe qui suffit pour les en différencier, et qui est du même coup la première différence introduite dans l'espace par l'organisateur du monde. Leur existence est, d'ailleurs, en vertu des lois du mouvement abstrait, la preuve la plus manifeste que l'on puisse invoquer de leur rotation, conformément à Fhypoihèse de Copernic : « Cum enim globi isti duo habere debeant partes cohaerentes, ne ad quemlibet levissimum rei quantulaecunque impactum dissolvanlur aul perforen-