Gerh., Phil., IV
BANNBQUIN. ET.
ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.
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n'avait le choix qu'entre deux hypothèses : ou bien au conalus purement géométrique, soumis en tant que tel aux lois de l'addition et de la soustraction, il fallait qu'il donnât en quelque sorte la puissance de renaître, ce qui ne pouvait se faire qu'en le ramenant lui-même à une source plus haute et en lui assignant un fondement dans l'esprit ; ou bien sans supposer une telle renaissance, qui eût ruiné par la base le mécanisme même, il fallait tout au moins que le mouvement qui tend à l'uniformité rencontrât en chaque point de l'espace des impulsions nouvelles pour rétablir l'accord de l'esprit où ne se perd nul conatus ancien, el du corps qui en est, à tous les instants de la durée, l'expression momentanée. Et il fallait pour cela d'abord que le monde fût plein, ou que tous les points de l'espace fussent sans exception le lieu de conatus appelés à modifier le mouvement qui les traverse, puis qu'il y eût dans le monde une telle économie que le concours incessant de tous ces conatus, bien que restant soumis aux lois géométriques, maintînt dans les corps non seulement une diversité, mais encore une unité qui y fussent le syiii bole de la diversité et de l'harmonie des conatus des âmes. Il fallait, en un mot, non seulement que le monde, en tant qu'il est le lieu d'une telle économie, fût l'œuvre d'une intelligence suprême, mais que tous les mouvements y fussent circulaires ; et comme on peut concevoir que de tels mouvements s'enveloppent et se multiplient à l'infini dans l'espace, ainsi que le font les bulles de la Théorie du mouvement concret, c'est en eux que la multitude également infinie et hiérarchisée des esprits pouvait enfin trouver son expression corporelle. De là vient, selon nous, que Leibnitz fixait le siège de l'esprit non seulement dans un point, mais, comme il l'a plus d'une fois répété, dans le centre d'un cercle : « Mentem consistere in puncto, seu centro * » ; « locum verum mentis nostrae esse punctum quoddam seu centrum « » ; et la raison en est que le centre d'un cercle est