Prop. 1 à 12 inclusivement dans YEcthesis. Ibid., p
ETUDES O HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE
loire et sur la \érité de l'Ecriture *, décidèrent Leibnilz, deux ans plus tard, à faire l'épreuve suprême des doctrines nouvelles, tant il lui paraissait invraisemblable, indigne, comme il ilil, « aninmm nostrum sua ipsius lucc. id est Philosophia, praestriiigi » î
Tandis qu'à la critique, ce qu'il avait soumis jadis, en tête de la Disseilatio de arle combinalovia, c'était dans son ensemble le mouvement de l'univers, ce qu'il lui semble urgent d'aborder à présent, c'est, selon ses propres termes, l'analyse des corps, « lentalurus an eorum quae in corporibus sensu apparent rationem reddere possibile sit, sine supposilione causae incorporalis 2 ». Ce qu'il faut se demander, c'est, même lorsqu'on accorde aux philosophes modernes (hodiernis pliilosophis, Democriti et Epicuri ressuscitaloribus), ainsi que le fait Leibnitz sans au< cune réticence, « in reddendis corporalium Phaenomenorum rationibus neque ad Déum neque aîiam quamcumque rem, formamque aut qualitatem incorporalem sine necessilate confugiendum esse,... sed omnia quoad (ejus fieri possit ex nalura corporis, primisque ejus qualitatibus magniludinc, figura et molu deducenda esse », si de ces trois qualités fondamentales et premières on peut rendre raison par la nature du corps. Que si on ne le peut point, on aura démontré, contre les naturalistes, « corpora sibi non sufficere, nec sine principio incorporeo subsistere posse 3 ».
Or quant à la figure et quant à la grandeur, nous avons déjà vu plus haut comment du terme de l'espace, qui apparlionl à la définition du corps, Leibnitz accorde qu'elles viennent nalureUement : mais co qui fait qu'un corps « tan- « tum polms et taie spatium impleat, quam aliud, et ita « cur exempli causa sit polius tripedale quam bipedale, « et cur quadralum potius quam rotundum », celle délermmation ne peut venir que de Dieu.