‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 76 sur 319 · De Corpore, IV, xxv, p · texte numérisé non relu

De Corpore, IV, xxv, p

2. « Est ergo sensio motus in sentiente aliquis inlemus generatus a molu aliquo partium objecti intemarum, et propagatus per média ad organi partem intimam. »

S. De Corpore, IV, ch. xxv, § 10.

respondance intime est établie entre le cerveau et le cœur *.

Chacun de nos sens nous donne des conceptions qui tantôt nous sont apportées par plusieurs sens et sont appelées sensibles communs, ou qui sont spéciales à ce sens ; on les appelle alors sensibles propres. Par exemple, le tact et la vue nous donnent l'un et l'autre les conceptions de mouvement, repos, grandeur, figure ; la vue seule nous donne l'idée de lumière et couleur ; le tact, celle de chaleur^.

En passant en revue les divers sens, on trouve que les sensations propres à chacun sont : P pour la vue, une conception ou image composée de couleur et de figure 3 ; 2* pour l'ouïe, une conception appelée son * ; 3* pour l'odorat, odeur ; 4** pour le goût, saveur ; 5" pour le tact, une conception du chaud, du froid, du dur, du mou, du rude, du poli 5.

Or que sont la couleur et la lumière, le son, Vodeur, la saveur, le chaud, etc., sinon des sensations dont la cause unique est le mouvement tant des objets extérieurs que du corps sentant, et dont le sujet d'inhérence est non point l'objet, mais l'être qui sent<^?

Lumière, — 1* La lumière n'est qu'une agitation des parties infiniment petites de Vélher, qui n'a d'autre mouvement que celui des corps qui s'y baignent : le soleil, doué d'un mouvement circulaire simple, presse l'éther, qui presse à son tour la partie antérieure de l'œil, puis les parties profondes de cet organe ; or l'enveloppe intérieure de l'œil « n'est qu'une portion du nerf optique, ce qui fait que le mouvement est par ce moyen continué jusqu'au cerveau ' ».

Page 1