Loflf., IV
3. « Il est manifeste, par les exemples précédents, que le syllogisme ne consiste qu'à recueillir la somme ou le résultat de deux propositions jointes ensemble par un terme commun, qu'on appelle moyen ; et qu'ainsi le syllogisme est l'addition de trois termes, comme la proposition est l'addition de deux. » Log., IV, 6.
4. Je rappelle entre parenthèses la notation par laquelle M. Renouvier traduit la nouvelle formule de Mill.
sont toutes faites par une seule et même chose, il conclut que les trois noms sont les noms de la même chose, c'est-àdire que la conclusion est vraie (X = A + B + C). Par exemple quand on fait ce syllogisme :
Un homme est un animal ; Un animal est un corps ; Donc un homme est un corps,
l'esprit est frappé d'abord de l'image d'un homme parlant ou dissertant, et il se rappelle que ce qui apparaît ainsi se nomme un homme. Ensuite se présente la même image de ce même homme se mouvant de lui-même ; et l'on se rappelle que ce qui apparaît ainsi s'appelle un animal. Troisièmement, la même image de cet homme revient comme étant dans un lieu quelconque, occupant un espace, et l'on se ressouvient que ce qui apparaît ainsi s'appelle un corps. Enfin lorsqu'on se rappelle que ce qui occupe un certain espace, change de lieu et parle, est une seule et même chose, on conclut que ces trois noms, homme, animal et corps sont les noms de la même chose, et par conséquent que cette proposition : an homme est un corps, est une proposition vraie. Ainsi il est manifeste que le concept ou la pensée qui existe dans l'esprit et répond au syllogisme composé de propositions universelles, n'existe pas dans les animaux qui n'ont pas l'usage des noms, puisque pour faire un syllogisme, il faut penser non pas seulement à la chose, mais aux variations des différents noms qui lui ont été donnés à cause des différentes idées qu'elle a excitées*. »
La réfutation de la théorie de Hobbes est trop facile pour qu'on l'essaye ici : on remarquera simplement que le syllogisme n'est plus qu'une disposition commode de propositions, mais qu'il n'a plus de « nervus probandi », et repose sur les deux suites fortuites d'imaginations qui se