‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 172 sur 340 · pigra o Bur^undia bello · texte numérisé non relu

pigra o Bur^undia bello

Nustiia praecluibus thalamum nisi comeret altis

Jam tibi consilio facilis

Laetus Odo régis nomen regni quoque numen, Francorum populo gratante faventeque multo

Ilicet,

Francia laetatur quamvis is Nustricus esset, Nam nullum similem sibimet genitum reperire. Nec quia dux illi Burgundia defuit, ejus Nustria ad insignis nati concurrit honorem.

Sic uno ternum congaudet ovamine regnum.

Un autre fait, c'est que, depuis le traité de Verdun, le centre de gravité du royaume diminué s'est fortement déplacé vers le Sud-Ouest: c'est la Neustrie qui tend à remplacer la France proprement dite comme pays prépondérant. L'avènement définitif des Capétiens consacrera ce changement.

Quoi qu'il en soit, le royaume, en dehors de la France proprement dite que domine personnellement le roi, se divise en autant de duchés qu'il contient de peuples d'origine barbare : leur nombre est, par conséquent, celui, établi plus haut, des grands pays qui, depuis les invasions, ont formé le royaume, en tenant compte du démembrement de 843.

Ce sont les sept duchés de France (Neustrie^, de Guyenne, de Bourgogne, de Gascogne, de Gothie, de Bretagne et de Normandie.

Chacun de ces duchés représente une ancienne nationalité plus ou moins vivace : si l'une d'elles redevient indépendante, son chef reprend le titre de roi, ce qui s'est vu, en ce qui concerne la Bretagne, au ix"-' siècle.

En ce qui concerne le duché de Gothie, ce pays d'abord occupé par les Wisigoths leur fut conservé^ quand ils perdirent la Guyenne, grâce aux Ostrogoths et il ne fut réuni que deux siècles après elle au royaume. Un siècle environ après sa réunion, le duché était partagé en marquisats ' : le comte de Toulouse, en Guyenne, reçut Narbonne ; le Comte d'Urgel, en Espagne, reçut Barcelone et la marche d'Espagne. Il est à remarquer que, vers la fin du xr' siècle, les comtes de Toulouse feront revivre le titre de duc, comme ducs de Narbonne'.

De son côté, Borrel marquis de Barcelone, en 972 -^ reçoit quel-

Praeterea astutos petiit praeceps Aquitanos ; Mox sibi subjectis, Francorum régna revisit.

Denique Luteciae revolant ad culmina tutae. Convocat hue omnes proprios per régna morantes.

En,

Francigeni approperant alta cum fronte superbi ; Calliditate venis acieque, Aquitania, linguae, Consilioque fugae Burgun — adiere — diones Sessio fit non longa »

(Abbo. De bellis Paris., lib. 2, vers. 343-346, 444-453, 467-473. Moimm. Gerin. hisl. Script., t. U, pp. 797-799.

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