‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 210 sur 340 · Liber pontificalis, II, ii5 et · texte numérisé non relu

Liber pontificalis, II, ii5 et

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sont tout à fait ordinaires ; sauf les calices et les encensoirs, les autres objets du culte étaient faits de métal grossier de cuivre ou de laiton. Les ornements étaient d'étoffes vulgaires ; il n'est fait aucune mention de tissus brochés ou richement historiés; le comble du luxe, c'est quelques broderies sans importance sur une mitre et des linges d'autel.

Enfin la pauvreté de l'inventaire semble indiquer le petit nombre des religieux qui desservaient l'église. Il est à remarquer que le nouveau prieur, lorsqu'il fit cet inventaire, ne fut assisté que de trois moines, Jean Grassus, Jacques de Opéra et Jacques Calendus'. C'était sans doute là tout le personnel du couvent. En effet, comment une communauté plus nombreuse se serait-elle contentée de deux calices et surtout de trois surplis?

Cet état de dénuement et d'abandon s'aggrava sans doute dans le courant du xiV^ siècle; car, pendant le séjour de la papauté à Avignon et le grand schisme, les sanctuaires de Rome, même les basiliques majeures, traversèrent une période de profonde décadence". Nous en avons d'ailleurs une preuve pour les premières années du xv-' siècle. Lorsque, sous le pontificat de Martin V, le cardinal Alfonso Carillo, ancien partisan de Benoît XIII, eut été nommé au titre des Saints Quatre, il jugea nécessaire une restauration générale de l'église et dans une inscription il constata l'état misérable d'où il l'avait tirée. Elle tombait en ruines, elle était envahie par le lierre, les ronces et les plantes grimpantes^ qui s'y étaient développées sous l'œil indulgent des moines.

Hxc quxcumque vides, veteri prostrata ruina, Obntta veibenis, hederis dumisque jacebant '.

C'était le résultat le plus clair de l'administration de ce tiire cardinalice par l'abbaye de Sassovivo !

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