Ann. Placent. Ghibell. Teiiz, Scriptons, XVIII
dans le Registre de Clément IV (an III, n°56) a déjà été publiée '.
Enfin 30 (fol. 248), le pape s'adressant à une ville dont le nom manque promet de faire en sorte quod illa provincia... tranquillitatis et pacis gratta perfruatur. Ad id quoque mentem nostram direximus^ et jam quod intendimus percepistis effectum, nisi negotium Tuscie quod,. rex prosequitur effectum hujusmodi retardasset. Sed credimus firmiter quod de cetero non diutius differetur. Scinms enim quod ipse rex prosperum statum vestrum affectât et ad eum promovendum insistet viriliter et sollicite vigilabit. C'est seulement à partir de juillet 1267 que Charles d'Anjou est en Toscane. La province en question est certainement la Lombardie. Je serais porté à croire que cette lettre était adressée à Plaisance, où le roi envoya en effet des troupes en 1267 ".
Cette rapide analyse d'une partie seulement de la collection de Richard de Pofi permet cependant, croyons-nous, de résoudre quelques-unes des questions qui se posent à son sujet. Tout d'abord on voit ce qu'il faut penser de l'affirmation contenue dans le texte de plusieurs manuscrits, d'après laquelle notre formulaire ne serait qu'un extrait des registres d'Urbain IV et de Clément IV. En réalité, sur 3o pièces dont il vient d'être question, une seule, le n" 29, existé dans les registres de Clément IV, conservés au Vatican. J'ai pu me convaincre qu'on ne trouverait pas une proportion beaucoup plus élevée en faisant porter la comparaison sur l'ensemble du formulaire. On doit donc, ou rejeter comme sans valeur le renseignement des manuscrits, ou admettre soit qu'une partie des registres de Clément IV a disparu, soit que les registres de ce pape actuellement existants ne sont que des extraits de registres plus étendus, aujourd'hui perdus. Le P. Denifle ^ a montré la vraisemblance de cette dernière hypothèse pour certains registres duxiii^ siècle.
Je crois qu'en tous cas la valeur du formulaire de Richard de Pofi, en tant que source historique, reste très sérieuse, et qu'on peut y recourir avec confiance. M. Simonsfeld avait été enclin à plus de scepticisme, à cause d'une phrase de l'introduction : quasdam Utteras diversarum formarum secundum Romane curie stilum ex mandata superioris et ingenii mei parvitate confectas. Il en concluait qu'une bonne partie des lettres insérées dans le formulaire avaient été composées de toutes pièces par Richard de Pofi-, comme modèles de style. Mais on a déjà proposé une interprétation différente de ce passage ^