‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 290 sur 340 · Bibl. Nat., ibid., f. 64 et 68 yo · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., ibid., f. 64 et 68 yo

7. Recueil des histor. de France, t. XXII, p. 524. — Le peintre Etienne d'Auxerre avait un homonyme contemporain : « dominus Stephanus de Autisiodoro, capellanus regine », en 1287-1288 (Bibl. Nat., ms.fr. 2o683,f. 4), le même, sans doute, que « dominus Stephanus de Autissiodoro », un des chapelains du roi en 1 287-1 289 (Bibl. Nat., ms. fr. 78S2, p. 107-108 ; ms. fr. 7855, p. 75, 80 ; etc.), et que <i dominus Stephanus de Antisiodoro )), « dominus Stephanus capellanus », mentionné dans les comptes royaux de 1285-1286 {Recueil des histor. de France, t. XXII, p. 462, 483, 484, 485, 486, 487, etc.).

« magister Johannes de Autissiodoro, pictor régis » ', de qui il sera question plus loin. Pour en terminer avec Etienne d'Auxerre, il est d'autre part connu par des travaux de peinture opérés au château de Hesdin, en 1 295 et i 299, pour la comtesse d'Artois et de Bourgogne -.

Evrard d'Orléans apparaît enfin comme peintre officiel du roi. J'ai essayé ailleurs '', il y a plusieurs années, de reconstituer sa confuse biographie, de i3o8à 1340. D'autres documents que j'ai recueillis depuis la complètent sur quelques points à partir de i3o4.

Voici d'abord, extrait d'un compte royal de i 304-1 3o5, un passage concernant les « opéra Corbolii » ^ :

« Pio dietis septem pictorum, cuilibet III s. pcr dicm, et dietis cujusdam auxiliatoris, XII d. per diem, summa per diem XXII s., pro VI^^^ XVI diebus opeiabilibus ab octabis Omnium Sanctoium [i3o4] usquc quindenam Pasche, VIIx>^ I. XII s.

« Pro coloiibus, per magistntin Evrardum, pictorem régis, XLVI 1. XI s. » '.

Tout porte à reconnaître aussi Evrard d'Orléans dans le « Evrardus pictor, adjutor in artilleria Lupare » (au Louvre), inscrit en i3o5, parmi les pensionnaires du roi « ad voluntatem », pour une pension de 12 deniers par jour'\ On le retrouve, par la suite, — appelé cette fois « magister* Evrardus pictor » — émargeant toujours au Trésor, en i322 et i323, la même pension « ad voluntatem » de 12 deniers parisis par jour''. C'est lui encore qui, sous la dénomination de il Evrart le peintre )>, figure dans l'état de la << livrée des robes faite [par Charles le Bel] à la Penthecouste » de Tan i326 « pour le couronnement madame la royne de France » (Jeanne d'Evreux) '^. Le a pictor régis », aux gages de 3 sols par jour, compris, de 1327 à 1 329, dans le tableau des « vadia officialium régis » '\ ne peut guère non plus, si je ne me trompe, désigner un autre artiste cjue Evrard d'Orléans. Un peu plus tard, le nom de 0 mestre Evrart d'Orliens »,

1. Pour permettre de distinguer à première vue, dans celle étude, les peintres du roi en titre d'office des autres peintres employés occasionnellement par la cour, le nom des premiers est imprimé en italique.

2. J.-M. Richard, Mahaut, comtesse d'Artois et de Bourgogne (Paris, 1887], p. 329- 33i.

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