‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 292 sur 340 · Article cité de la Gazette des Beaux-Arts, p · texte numérisé non relu

Article cité de la Gazette des Beaux-Arts, p

6. Bibl. de l'Arsenal, ms. 6362 (volume isolé du RecueU Menant), f. 45. — M. Fern. Hournon pouvait conclure à l'identité des deux artistes quand il a publié ce document {L'Hôtel royal de Saint-Pol, dans les « Mémoires de la Soc. de l'hist. de Paris... », t. VI, 1879, p. 78 et 90): on ne connaissait guère alors, sur Evrard d'Orléans, qu'une mention de 1329, date qui rendait l'identité assez plausible.

7. H. Géraud, Paris sous Philippe le Bel, p. 28 ; — l'abbé Val. Diifour, ouirage cité, p. 41-42 et 145.

8. Arch. Nat. JJ 59, n" 314, f. 157. — Malgré l'affirmation de l'abbé Dufour (même .ouvrage, p. 41-43 et i5o), il n'est pas établi que notre artiste soit le « Jehan d'Orliens >> du

rôle de la taille levée à Paris en i3i3. Le mot peintre, à la suite de ce nom, est une interpo-

RECHERCHES SUR .< LES PEINTRES DU ROI >. SçS

Revenons auparavant sur nos pas pour renouer connaissance avec les trois artistes italiens — ils sont tous trois dits de « Roma » — Philippe et Jean Biziiti, père et fils, et A'icolas Mars, qui, sous Philippe le Bel, Louis le Hutin, Philippe le Long et Charles le Bel, furent en même temps que Evrard d'Orléans, peintres titulaires du roi. Naguère, en révélant leurs noms ', j'ai rapproché leur arrivée à la cour d'un voyage à Rome — assez incompréhensible, à mon sens, s'il n'avait pas trait à une mission artistique — du peintre Etienne d'Auxerre, attaché au service du roi'. Je n'ai depuis rien découvert de probant à ce sujet; mais, comme nouveaux détails sur leur séjour en France, je suis à même d'ajouter à mes précédentes notes quelques renseignements inédits dignes d'intérêt.

On ne savait rien d'eux avant i3o8. Nous allons les voir installés dès i3o4 au service de Philippe le Bel. Dans un compte royal de la Toussaint i3o4 à l'Ascension (27 mai) i3o5, le chapitre des pensionnaires du roi « ad voluntatem » contient en effet l'indication du paiement suivant :

« Magistri PhiUppus et Nicolaus ac Johannes, filius dicti Philipp!, pictores régis, V s. per diem, de hoc termino, LVII 1. » '.

Cette pension 0 ad voluntatem » fut transformée, antérieurement à i3o9, en pension « ad vitam » de 20 livres parisis pour chacun, payable à la Chandeleur'^ autant du moins que le permettait l'état des finances royales. Ainsi, le 29 mars i3!6 (n. st.), les trois peintres reçurent seulement 10 livres sur les 20 qui leur étaient dues pour le terme de la Chandeleur :

« PhiUippus Bizuti, de Koma, pictor, pro toto Candelose, de XX 1. hic X 1 , XXIX martii. — Johannes, ejus fiUus, pictor, pro toto Candelose, de XX 1. X 1., XXIX martii — Nicolaus dictus Mars, piclor, pio loto Candelose, de XX I. X I., XXIX martii « '.

lalion de l'auieur; le ms. original l'Bibl. Nat., ms. fr. 6736, f. 47 v°) porte simplement « Jehan d'Orliens ».

1. Article cité de la Gaze//e des Beaux-Arts, p. 324. — La Bibliothèque de l'Ecole des Chartes (année 1887, p. 63i-632) a reproduit ensuite, d'après la même source que moi. deux des textes relatifs à ces peintres.

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