Arch. Nat., KK I , p
Le même « Jehan d'Auteuil » peignit également, en i326-i327, pour l'hôpital Saint-Jacques, une chapelle et deux autels dans l'église dont s'achevait alors la construction '.
Après 1842, Evrard d'Orléans, avançant en âge, ne paraît pas avoir rempli avec beaucoup d'activité ses fonctions de peintre du roi. De i3o4 ^ i323, il avait eu, on vient de le voir, des collègues officiels et des collaborateurs temporaires. La perte de la plupart des comptes royaux de cette époque autorise à supposer que d'autres artistes continuèrent à lui prêter leur concours de 1 323 à 1 349. Un de ses proches parents, sans doute, Girard d'Orléans, et Jean Coste entrent alors en scène.
J'ai résumé ailleurs ' la carrière de Girard d'Orléans, peintre à Paris dès 1 344 •', occupé par la cour à partir de i 349, huissier de salle du roi Jean (i35o-i3 56), « peintre du roy » depuis i352, « peintre et varlet de chambre du roy » (i357-i358), mentionné pour la dernière fois en décembre 1359. La date de sa mort restait jusqu'ici incertaine; il était acquis seulement qu'il n'existait plus en 1379 ^ Mais les comptes de l'hôpital Saint-Jacques que j'ai récemment dépouillés permettent de circonscrire cette date entre le i^"" août i36r et le i^"" août i362 -\ Pour mieux préciser encore, si, étant donné cet intervalle, on se reporte à un texte déjà publié, rappelant que « octavo idus augusti obiit magister Gerardus Aurelianensis, pictor )>, on arrive à établir de façon indiscutable que Girard d'Orléans est mort le 6 août i36i. Il sera, au surplus, montré tout à l'heure que son fils Jean d'Orléans lui avait succédé, comme peintre du roi, à la fin de l'année i36i .
Je n'ai rien actuellement à ajouter de notable à ce que je disais il y a six ans*^ de Jean Coste, regardé en 1349 comme « le meilleur peintre de Paris », retenu de ce moment au service du duc de Normandie, peintre titulaire du roi dès i35i, qualifié encore de « peintre et ser-