‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 302 sur 340 · Biblioth. de l'Arsenal, ms. cité,(. 48 v · texte numérisé non relu

Biblioth. de l'Arsenal, ms. cité,(. 48 v

7. L. Combarieu, Inv. soinm. des Arch. département, du Lot, série F (volume en cours d'impression), p. 70, art. F 56.

varlet de chambre du roy » à partir de iSçi ', était déjà fixé à Paris en 13772.

Je m'étais tout d'abord proposé de poursuivre ici mon chemin jusqu'à la Renaissance ; mais je me suis laissé entraîner par le sujet et j'ai bien outrepassé déjà l'espace qui m'était assigné dans un recueil auquel j'avais à cœur d'apporter une modeste et reconnaissante collaboration. QLiand l'occasion s'en présentera, j'achèverai de remplir mon cadre primitif, avec de pareils développements et un égal appoint d'informations inédites sur les peintres du roi et les peintres employés par la cour, de l'avènement de Charles VI à la mort de Henri IV.

1. Douët Daicq, Comptes de l'hôtel des rois de France..., p. 209; — Nouv. Arch. de l'Art français, 1880-81, p. 14.

2. Mgr Deliaisnes, oupr(xge f;/e. Documents, t. H, p. 5 38-5 39.

AU COMMENCEMENT DU XVe SIÈCLE Par Alfred COVILLE

Les Archives de Dijon, de Lille et de Bruxelles conservent une admirable série de comptes des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois. Ces comptes sont rédigés avec autant de luxe que de précision minutieuse. L'érudition en a déjà tiré de curieux documents pour l'histoire de la littérature ou de l'art aux xiv^' et xv-" siècles. Mais la mine est loin d'être épuisée.

Il est également intéressant d'étudier ces comptes dans leur ensemble. A ne considérer que les rubriques et les totaux, ils suffisent à donner une idée exacte et frappante de la puissance bourguignonne. Les recettes et les dépenses des ducs y apparaissent dans leur intégrité, et on peut en suivre les variations d'année en année. Bien des faits y trouvent leur explication ou y marquent leurs conséquences.

Voici quelques exemples empruntés à une même période, aux dernières années de Philippe le Hardi et à la première partie du règne de Jean sans Peur. La puissance bourguignonne a atteint alors son développement essentiel, et la lutte contre le parti d'Orléans n'est pas encore venue jeter un trouble sensible dans les finances ducales. C'est le résumé des cinq comptes suivants :

I* Compte de Jean Despoulettes, du i" février 1400 au 3i janvier

1401, Archives de la Côte-d'Or, B. iSiç. 2° Compte de Jean Chousat, du 21 mars 1401 au 21 mars 1402,

Ibid.,B. 1526.

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3° Compte de Jean Choasat, du i^^ octobre 1408 au 16 juin 1404,

soit 8 mois et 16 jours, Ibid., B. r538. 4° Compte de Jean Chousat, du 5 novembre 1405 au 19 novembre

1406, soit 1 an et 14 jours, Ibid., B. i 543. 5" Compte de Jean de Noident, du i'^'' février 1410 au 3i janvier

1410, Ibid., B. 1 56o.

Ces cinq comptes appartiennent à la recette générale de Bourgogne : ils donnent la totalité des recettes versées entre les mains du receveur général et la totalité des dépenses acquittées par ce receveur. C'est donc tout le mouvement de fonds du gouvernement central des États bourguignons. Seules les dépenses d'administration locale et les recettes qui y sont affectées échappent à cette comptabilité générale.

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