‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 331 sur 340 · Voy. K, Menzel, Dielher von Isenburg, Erlangen · texte numérisé non relu

Voy. K, Menzel, Dielher von Isenburg, Erlangen

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se sauver par une paix avec Tennemi héréditaire ; on parlait de l'intention qu'avait le Sultan d'aller jusqu'à Rome '. C'eût été le rôle de l'empereur de défendre la chrétienté '. Or, Frédéric III ne se souciait guère de se déclarer le champion de la croix contre les Infidèles. Aussi pensa-t-on à d'autres personnages. On mit en avant les noms de Philippe de Bourgogne-', de Louis XI ^ de l'Electeur palatin ■\ Enfin, dans une diète, convoquée en Bohême, a Eger, Georges Podiébrad se fit présenter la couronne impériale par le parti de la réforme (printemps 1465). A qui pouvait-elle mieux' revenir, qu'à celui qu'on appelait « le premier électeur de l'Empire »? Il voulait combattre les Turcs et ressusciter pour lui-même l'Empire de Constantinople''.

C'était un projet hardi. Georges avait, sans doute, avec lui, une partie des princes allemands, ses parents'; en dehors de l'Allemagne, il pouvait avoir des alliés : la Hongrie, dont le roi Mathias devait épouser sa fille Cunégonde ou Catherine •'^, la Pologne, avec laquelle des négociations pour la paix avaient commencé en janvier 1460, à Beuthen -'. Mais les prétentions de Georges échouèrent contre un parti puissant qui tenait pour Frédéric : les électeurs de Brandebourg et de Saxe. Malgré l'opposition qu'il rencontra dans la diète, Podiébrad ne désespéra pas; mais il ne pouvait absolument rien sans l'appui de l'Eglise. Or le souverain de la Bohême était presque hérétique. N'y aurait-il pas moyen de s'entendre? Ne pourrait-on pas amener Pie II à recevoir l'obédience et confirmer en échange les compactats? Telle est

1. V. \es Annales ecclesiastici pour l'année 1461, Monumenla Hungarix historica, Acta extera, IV, 67 et suiv. ; Monum. Slavorum meridionaliuin, de Ljubic', X, 164 et suiv.; Romanin, Storia doc. di Venezia, IV, Soy et suiv. ; Makoucliew, Monum. hist. des Slaves méridionaux, II, Belgrade (1S82), pp. 2 5-6 et ailleurs, etc.

2. •< Meminerit, lui écrivait le roi Mathias de Hongrie, en 1458, se omnium fidelium de~ fendendorum caput. » Fraknoi, Mâtyâs kiràly Levelai, I (1458-79}, Budapest 1893, 5-7.

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