‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 338 sur 340 · ANTOINE MARINI · texte numérisé non relu

ANTOINE MARINI

comme à Bude, les conseillers du roi de France demandaient avant tout que le pape figurât dans la ligue des princes '. Tous les efforts de Marini restèrent inutiles. Le traité de Dieppe, conclu le i8 juillet 1464, entre la France et la Bohême, ne contient que des phrases vides : fraternité entre les deux rois et alliance pour le profit de leurs États et de la chrétienté '.

Les projets de Marini étaient décidément irréalisables. Le personnage disparaît dans le naufrage de ses rêves. On rencontre une seule fois encore le nom de l'inventeur de Grenoble. Le sénat de Venise permet de poursuivre le revenu fixé à Marini sur le produit de son (( char», à cause d'une sentence qu'avaient obtenue contre lui deux nobles vénitiens. La décision date du 20 juillet 1468-^

1. Palacky, Gesch. von Bahmen, IV-, 3io. Marini resta à Rouen. Markgraf, 3oî.

2. Dumont, /. c. ; Lenglet, /. c. Vers le mois de janvier 146 S, Mathias Coivin remerciait le roi de France pour des lettres relatives à la croisade et parlait de la mission de Marini, envoyé du roi de Pologne fsicj (Fraknoi, I, 64-5; Katona, VII, 56-7; Kelcz, II, i8j. Cf. aussi Katona, /. c, 58-9; Kelcz, II, 89.

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