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Annales de Saint- Ber tin, 864 et

2. 16 juin 1080. « Guillelmus Tolosanensium, Albiensium seu Caturcensium, Lutevensium, « Petragorensium, Carcassonensium, Aginnensium neene Astarachensium cornes et dux » (Hist. du Languedoc, 2 e éd. t. V, col. 649-652, 652-654). — Juin 1095, « Raimundus Toi osanus cornes, dux Narbonae et marchio Provinciae » (Hist. du Languedoc, 2 e éd. t. V, col. 738-7Î9).

3. 3 décembre 972 : « per consensum principis Borrelli ducis Gothicae. . . Borrel lus cornes et marchio confirmavi et consensi. . . régnante Leuthario, te m pore Borrelli ducis Gothicae.. . » De même, le 2 5 juin 972 (P. de Marca, Marca hispanica,, . . . app. n° 112 et 1 1 3, col. 896- 900, 900-901).

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quefois le titre de duc de Gothie ; Péloignement de ses successeurs les rend indépendants, en fait ; et, si cette indépendance n'est reconnue par la France, en droit, qu'en 12 58, dès 1 162, devenus rois d'Aragon, ils suppriment les derniers vestiges de leur vassalité ' . A partir du milieu du xn e siècle, il n'y a donc plus à tenir compte de la Marche d'Espagne en ce qui concerne le royaume.

A l'avènement de Hugues Capet, en 987, le duché de France est réuni à la couronne.

Puis, en io52, le duc de Guyenne réunit à ses états le duché de Gascogne 2 . Comme vers cette date, le duc de Normandie était devenu suzerain de la Bretagne 3 , il y a lieu de constater que, dès le milieu du xi e siècle, les duchés du royaume se trouvent réduits à trois : le duché de Normandie, formé au dépens de la France proprement dite et de la Neustrie, le duché de Guyenne-Gascogne et le duché de Bourgogne.

A la fin du X e siècle, la décentralisation avait été telle qu'on peut se représenter alors le royaume comme une fédération de duchés sous la suzeraineté plus ou moins nominale du roi, qui ne régnait guère qu'en France : à vrai dire, chaque duc exerçait dans son duché le pouvoir royal et on pouvait dire de chaque duché qu'il était un rcgnum 4 . Chaque duché se compose d'un certain nombre de comtés, le duc peut en posséder un ou plusieurs personnellement : les autres appartiennent à des comtes qui paraissent les tenir de lui. De plus, la garde et la protection des églises, dans chaque duché, paraît être, au xi c siècle, sauf exception, remise au duc. Langres, en Bourgogne, continue à relever du roi directement et son évêque en a reçu le comté 5 . De même, les états de la maison de Toulouse, en Guyenne, c'est-à-dire le Toulousain, le Quercy, l'Albigeois, le Rouergue, le Gévaudan, n'ont jamais cessé de relever directement du roi ; peut-être est-ce

1. Schrader, Atlas de géographie historique, carte n° a 5, par A. Longnon (notice, i r0 colonne).

2. Même ouvrage, caite n° ai par A. Longnon, (notice, a e colonne). 1076 « Willelmus du* Aquitanorum seu Guasconum » (Gall. christ., t. II, instr. col. 354).

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