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SEIGNEURIE DE SAINT-SEURIN-LÈS-BORDEAUX

Par J.-A. BRUTAILS

En 1684, le chapitre de la collégiale de Saint-Seurin de Bordeaux fournissait devant la Chambre des Comptes les déclaration et dénombrement de ses droits et revenus temporels '. Cette déclaration énumérait, entre autres: d'abord, dans le faubourg de Saint-Seurin, la haute, moyenne et basse justice ; ensuite, dans le reste de la paroisse, « la justice moïenne et basse, civille et criminelle, et le droit de directe, » plus une redevance collective dénommée «taillade,» des corvées, une poule par feu vif, et, sur un certain nombre d'immeubles, des champarts ou des cens particuliers. La paroisse était divisée de la sorte en deux parties, dont chacune était soumise à un régime spécial : territoire urbain, qui constituait le faubourg ou la sauveti ; territoire rural, qui comprenait le Bouscat, Caudéràn et Villeneuve (aujourd'hui la Vache) et que l'on appelait au xvm e siècle le Tincment général.

Les limites de l'un et l'autre territoire ont donné lieu dans le cours des siècles à des contestations nombreuses : ce sont là questions de fait et d'histoire locale. Il est plus intéressant peut-être et plus instructif de rechercher l'origine des divers droits seigneuriaux énoncés ci-dessus.

Le chapitre eut maintes fois l'occasion, dans les procès engagés au sujet de ces prérogatives 2 , d'en produire les titres, d'en exposer la

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