H. Bordier, ouvrage cité, p. 3 5 7, note
2. Arch. histor.,artist. et littér., t. II (1890-91), p. 85 et suiv.
3. Il travaillait, à cette date, pour le comte de Blois, mais il n'était pas son peintre en titre, comme on pourrait l'inférer d'un texte publié par L. de Laborde {Les ducs de Bourgogne, 1. 111, p. 12). Le document original, conservé au Brittsh Muséum (Addition. Charters, n° 2694), porte en effet : « Mestre Girart d'Orliens, paintre dcmourant à Paris » , et non pas : a M estre Girart d'Orliens, paintre de mgr à Paris ».
4. L'abbé Valentin Dufour [ouvr, cité, p. 77) présume qu'il avait dû mourir « vers 1 363 ou 1 364 ».
5. Arch. de l'Assist. publique de Paris, compte de cette date, rouleau. Au début du chapitre « Laiz des trespassez » , on trouve un legs de 4 livres «de feu Girart d'Orliens, paintre ». N'y a-t-il pas là une vraisemblance de plus en faveur de la précédente identification de l'Evrard d'Orléans, auteur aussi d'un legs à l'hôpital ?
6. Arch. histor., artist. et littér,, t. H (1890-91), p. 37-40 et p. 81 et suiv.
gent d'armes du roy » entre 1364 et 1367. On perd dès lors sa trace \ Il exécuta au château du Yaudreuil un ensemble de peintures décoratives qui paraissent avoir été l'œuvre artistique la plus importante, dans ce genre, de tout le règne du roi Jean. C'est à lui aussi, selon de grandes probabilités, qu'on doit un morceau de premier ordre, heureusement parvenu jusqu'à nous : le portrait du roi Jean, toujours relégué, à côté de manuscrits, dans une galerie de la Bibliothèque nationale. Le marquis de Laborde — un juge compétent et autorisé s'il en fut — n'hésitait pas, voilà près d'un demi-siècle, à réclamer pour ce chefd'œuvre les honneurs du musée du Louvre. Qu'il me soit permis de réitérer bien platoniquement, hélas ! le vœu de voir enfin le Salon carré s^enrichir d'une précieuse relique de l'ancienne Ecole française. De glorieux voisinages n'enlèveraient rien à sa valeur.
Après avoir cité en passant les peintres Jean Quarré et Guillaume Bernier qui, en 1 349-1 3 5o, furent occupés accidentellement par le duc et la duchesse de Normandie 2 , arrivons à Jean d'Orléans, peintre du roi, de i36i à 1420, qualifié de a peintre et varlet de chambre du roy » depuis i36S.
Malgré l'abondance relative des documents recueillis déjà au sujet de cet artiste 3 , sa biographie reste pleine d'incertitudes. Qu'il eût pour père Girard d'Orléans, l'hypothèse était vraisemblable, mais, quoi qu'on ait avancé, la preuve manquait. L'extrait suivant d'un ancien Mémorial de la Chambre des comptes va nous la fournir et révéler du même coup qu'à son avènement au trône, Charles V confirma Jean d'Orléans dans la charge de peintre du roi :
ce Johannes de Aurtliano, filius dcffuncli magistri Gerardi de Aureliano, pictor régis, ad vadia VI s. per diem, percipienda in Thesauro, per litteras confirmatorias datas in Castro de Lupara prima junii M. CCC. LXIIII » '.
Ces deux points fixés, empruntons à un compte du Trésor un autre texte inédit pour montrer que Jean d'Orléans avait succédé à son
1. Dans son Dictionnaire biographique des artistes français du xn° au xvn 8 siècle, col. 181, A. Bérard prétend que Jean Coste « mourut en 1391 ». Us Archives de l'Art français, auxquelles il renvoie comme source, se bornent à constater (t. II, 1 85 2- 1 85 3 , p. 333) qu'alors on ne connaissait pas sur lui de document postérieur à 1 3 56, et qu' « il était mort avant 1391 », son nom ne figurant pas « dans les statuts de cette année ».
2. Arch. bistor., artist. et littér., t. II (1890-91), p. 85 et 91.
3. Us ont été groupés par l'abbé Valentin Du four {puvr. cité, p. 83 et suiv.), et complétés dernièrement par M. A. de Champeaux (Les travaux d'art exécutés pour Jean de France, duc de Bcrry, p. 102 et suiv.). — Voir aussi la brochure de M. L. Jarry, Jean Grancher, de Trainou, dit Jean d'Orléans, peintre des rois Charles VI et Charles Vil et de Jean duc de Berry, (Orléans, 1886).