‹ Etudes d'histoire du moyen ageChapitre 295 sur 326 · Valeur absolue · texte numérisé non relu

Valeur absolue

1400-1 3.943.210 fr. 1405-6 2.915.237 fr.

1401-2 4.788.320 fr. 1410-n .... 4.943.923 fr.

1403-4 4.461.955 fr.

4 o8 ALFRED COVILLE

Les dépenses se répartissent entre les rubriques suivantes : Deniers baillés par lettres, deniers au duc et à la duchesse pour faire leur volonté et plaisirs, rentes à héritages, pensions à vie, pensions à volonté, ambassades, voyages et grosses messageries, paiement et restitution de prêts, cédules, recouvrement de gages, deniers payés par décharges, deniers payés en acquit, achat d'héritages, parchemin, papier et cire, dons, épicerie et apothicairerie, achat de chevaux, achat de vins, achat de joyaux, draps d'or et de soie, draps de laine, pelleterie, façons de robes, tapisserie, broderie, lingerie, peinture, coffres, barils, sellerie, cordonnerie, vaisselle, gants, chapeaux, achat de livres, achat de faucons, malles, bahuts, charreterie, voitures, menues messageries, dépenses communes, deniers baillés pour remboursement de prêts pour la délivrance de M gr de Nevers et autres causes, autres deniers paies sur les dettes du feu duc, autres deniers paies par ordre du feu duc, deniers paies pour le trépassement du feu duc, deniers paies à des gens d'armes, autres dépenses pour l'armée, (charpentiers, cânonniers, artilleurs, etc.), deniers pour le mariage de Mademoiselle Catherine de Bourgogne, changes et pertes de monnaies, deniers rendus en recettes, autres deniers paies sans mandement par le receveur général.

Il est intéressant d'examiner certains chapitres de dépenses. On peut en tirer de précieuses indications.

Philippe le Hardi et Jean sans Peur n'étaient pas des hommes de plaisir. Leur puissance était royale ; leurs habitudes étaient bourgeoises et simples. Les sommes qu'ils dépensent pour leur plaisir et volonté sont modestes, surtout si on les compare à celles dont le premier duc d'Orléans avait besoin pour satisfaire ses goûts ruineux. On trouve en

iao5-6 r - 2 77 1- t.

En prenant ce dernier chiffre, qui est de beaucoup le plus élevé, on constate que, même en cette année exceptionnelle, le duc n'a pas dépensé 12 1. t. par jour en moyenne « pour son plaisir et volonté ».

Les pensions au contraire atteignent un total considérable. Les pensions à vie qui engageaient les finances ducales pour de longues années sont rares. Mais les pensions à volonté se multiplient à mesure que la puissance bourguignonne grandit et que la situation politique se complique. A des souverains ambitieux, il faut une vaste clientèle.

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