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Etudes d'histoire et de théologie positive

Les quatre études qui composent le présent volume sont des enquêtes où on ne trouvera au premier plan que des faits et, pour établir ces faits, des textes. L'auteur est de ceux qui estiment qu'il faut lire les textes anciens avec une attention scrupuleuse, s'efforcer d'en saisir le sens strict et littéral, et, ajouterons-nous avec Fustel de Coulanges, « si nous n'osons pas dire ne lire qu'eux, du moins n'accorder qu'tà eux une entière coniiance ». Les faits qui se dégagent de cette investigation, comme les pierres que l'on extrait d'une fouille, sont parfois si rares ou si frustes que l'on reconnaît mal la construction dont ils firent jadis partie : s'essayer à reconstituer cette construction, suppléer les lacunes par des hypothèses, est la part fragile de toute étude historique.

Nous avons étudié avec cette méthode les origines dt; la hiérarchie et les origines delapéni- 1^ tence, et pareillement l'arcane et Tagape.

Cos sujets, les deux premiers surtout, son! «lu domaine; tliéolo^nquc, et voilà pourquoi on tiouvera des discussions théologiques, au second j)lan. L'origine des origines appartient m 1;i drin^matique, et nous renvoyons à cette discipline sj>éciale les personnes qui s'étonneraient de ne nous voir pas traiter de l'institution divine des sacrements de l'ordre et de la pénitence. Nous supposons ici ces problèmes résolus, comme ils le sont, en effet, par l'Église. Il nous reste, et le chnmp est assez vaste, la tradition, c'est-à-dire une série de phénomènes historiques et l'évolution qui est la loi de leur continuité. Cette évolution soulève des problèmes doctrinaux qui n'ont pas été tous entrevus par les anciens théologiens, et que nous ne pouvions pas ne pas essayer de résoudre. Nous croyons, en effet, que le critique ecclésiastique est tenu d'indiquer les solutions qu'il voit aux problèmes qu'il pose.

Les études que l'on trouvera réunies ici sont pour une part déjà connues du public : notre étude sur la hiérarchie primitive a paru dans la Revue biblique en 1895, notre étude sur Farcane dans le Dictionnaire de théologie en 1901 : elles sont reproduites ici, la seconde surtout, avec des retouches importantes.

Toulouse, 25 mars i^l.

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