De sacrum, in gen. I, 8. De sacram. euchar. Il
4. Ancienne police de l'Église sur Vadm.de r Eucharistie {Paris 1629).
toutes sortes de personnes, tant initiés que non initiés, tant baptisés que catéchumènes, païens ou infidèles, au moyen de quoi il n'était pas permis à saint Augustin de découvrir le secret des sacrements^ ». Et ces affirmations n'ont rien que de sage.
II semble même que, à mesure que la controverse s'éclaire de plus d'érudition, on recourre de moins en moins à cette trop commode explication du silence des Pères par la loi de Tarcane. Nicole et Arnauld, dans la Perpétuité de la foi de Vl'lglise catholique sur l'Eucharistie (Paris 1670) , n'en usent pas plus que Petaudans ses Dogmata theologica (Paris 1644). Bossuet paraît l'ignorer.
Chose piquante, si quelque « vaine persuasion » s'est introduite, comme dit Bingliam, c'a été le fait d'un humaniste, lequel par surcroît est protestant. Isaac Casaubon, en effet, eut le premier l'idée, non pas de nier l'existence d'un certain secret dans la catéchèse, mais de voir dans ce secret une loi analogue à celle qui avait fait de certains cultes païens des mystères. Casaubon , ceci en 1614 , prête aux Pères la pensée d'avoir calqué les rites chrétiens sur les rites païens, et d'avoir dépassé tous les mystagogues dans l'observation de la loi du silence dont ils entourèrent le culte ^. Le paradoxe de Casaubon passera inaperçu ; mais il sera repris plus tard par le plus épais des rationalistes, Dupuis, et, en ces dernières années, quelques protestants, peu portés vers le ritualisme, s'évertueront à le rajeunir ^.