‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 4)Chapitre 15 sur 118 · Adv. Valent · texte numérisé non relu

Adv. Valent

i. Origines duculle (Paris 180S), p. 10.

en chaque église, une fédération plus manifeste des églises entre elles. Et à ce moment aussi apparaît simultanément un peu partout le catéchuménat.

Inconnu comme institution au temps de saint Justin et d'Hermas, postérieur au schisme des marcionites qui ne l'adopteront pas même plus tard, comme en témoignera saint Épiphane * , il apparaît sur la fm du II® siècle . Aux hérétiques de son temps, TertuUien reproche d'admettre indifféremment catéchumènes et fidèles dans les synaxes : « Quis catechumeiius, quis fidelis, incertum est : pariter audiunt, voilà pour la -^véàxcaXion. parité?' or ant, voilà pour la liturgie : etiam ethnici si supervenerint, sanctum canibus et porcis margaritas, licet non çeras, iactabunt 2. » Les Canons d'Hippolyte (si tant est qu'ils expriment la discipline contemporaine de Tertullien et de Calliste) diront : « Les catéchumènes devront entendre seulement la prédication... Quant aux mystères de la vie, de la résurrection et du sacrifice, ils sont réservés aux seuls baptisés, à ceux qui sont du consortium des fidèles^. » Les catéchumènes sont des postulants, des novitioli, dont il convient d'éprouver les dispositions, de former la conscience et la foi, selon une pédagogie méthodique : on leur donne un pédagogue en chaque église, le doctor audiejitium, qui apparaît à ce moment à Rome, à Carthage, à Alexandrie.

Or l'existence d'une classe à part dans l'église, la séparation de ces novitioli qui « incipiunt divinis sermonibus aures rigare, » comme dit Tertullien ^ en-

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