‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 4)Chapitre 28 sur 118 · S«m. VIII, C · texte numérisé non relu

S«m. VIII, C

phémé la voie de la justice » et « déserté la voie de Dieu » : ce sont les apostats dont parlait Hermas. Ceux-là, hommes et femmes, se sont livrés à la fornication et aux vices contre nature. D'autres sont des meurtriers ou leurs complices. Là les faux témoins, les usuriers, les riches « sans pitié pour les orphelins et les veuves et sans souci des commandements de Dieu ». Le châtiment est terrible, vagues de feu^ souffles empestés, anges suppliciers rivalisant à punir chaque faute selon son espèce, et à moraliser les vivants par la terreur '.

Comment parer cette faillite?

Une solution radicale s'offrit à l'esprit de quelques docteurs, qui consista à tenir la faute des fidèles pour indifférente. Hermas a connu de pareils docteurs : il les dénonce comme des « hypocrites », et leurs doctrines comme des « doctrines étrangères » à la conscience de l'Église. Mais ces étrangetés ne sont point inoffensives, elles « pervertissent les serviteurs de Dieu, surtout ceux qui ont péché, en ne les laissant point se convertir, mais en les rassurant par des affirmations insensées^ ». Hermas les dénonce ailleurs, — si ce sont les mêmes, — comme des casuistes sans conscience qui, par une pensée de lucre, jouent un personnage et enseignent les hommes « selon leurs concupiscences », « hypocrites et docteurs de mal-'' ». Irénée connaît de même des hérétiques, des valenti-

i. Revel. Pétri (édit. RomxsoN), 7-20.

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