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de saint Paul, des Actes des Apôtres, etc., pour montrer que, au temps des apôtres, le presbytérat dans une même église était plural, et qu'à ce presbytérat plural était dévolue Vim^y-o-K-fi. Dans ce presbytérat plural, l'élection créa une présidence : « Quod aiitem postea unus electus est qui ceteris praeponeretur, in schismatis remedium factum est, ne unusquisque ad se trahens Christi ecclesiam rumperet. »
Jérôme, on le voit, affirme plus que la synonymie primitive des termes presbytres et episcopes : il affirme l'identité d'ordre, et fait de l'inégalité de juridiction la création d'une sorte de contrat ecclésiastique. A l'appui de cette affirmation, qui n'est fondée encore que sur l'interprétation par lui donnée aux textes du Nouveau Testament, il produit un fait :
« Naîn et Alexandriae, a Marco euangelista usque ad Heraclani et Dionysium episcopos, presbyteri semper unum ex se electum, in excelsioii gradu collocatum, episcopum nominabant, quomodo si exercitus imperatorem faciat, aut diaconi eligant de se quem industrium noverint, et archidiaconum çocent *. »
i. M. Conybeare a rappelé à ce propos {Hihbert Journal, 1. 1, lOOî p. 601) que Wordsworth était très impressionné « that in tlie canons <jf Hippolytus the charismatic ordination ofbisliopand presbyter is one and Ihe sanie form. This was also the case in the armenian church, of which the eariiest mss. oflhe euchologion hâve no separate rite of ordaining a bishop. » Voici le texte du 4« des canons d'Hippolyte : t Wenn ein Presbyter ordinirt wird, so geschehe beira ih:n ganz, wie beim Bischofe geschehen ist, mit Ausnahme des Wortcs • Bischof ». Der Bischof isl dem Presbyter in ieder Beziehung gleich, abgesehen von dem Throne und der Ordination, weil ienem keine Macht zu ordinieren gegeben ist. » W. Riedel, Kircheurechlsquellen des Patriarchats Alexandrien (Leipzig lOOO), p. 203. A noter que l:i Didascalia apostolorum parle longuement des devoirs des épiscopcs et t.: es diacres, et ne dit rien des prêtres.
Jérôme ajoute une raison théologique qui, à sesyeux, établit ridentité d'ordre : « Quid enim facit excepta ordinatione episcopus quod preshyter non facial? » Cette raison semble bien être une raison d'école : on la retrouve exprimée dans les mêmes termes par saint Jean Chrysostome '. Mais l'aflirmation qui tient l'épiscopat pour une charge détachée du presbytérat est une affirmation propre à saint Jérôme.
Or cette affirmation de l'épître à Evangelus n'est pas une affirmation occasionnelle : nous la retrouvons dans le commentaire sur l'épître à Tite (antérieur à 392) : « Idem est preshyter qui et episcopus, et antequam diaboli instinctu studia in religions fièrent... communi presbyterorum concilio ecclesiae gubernabantur. Postquam vero unusquisque eos qiios baptizaverat suos putabat esse, non Christi, in toto orbe decretum est ut unus de presbyteris electus superponeretur ceteris , ad quem omnis ecclesiae cura pertineret et schismatum semina tollerentur ^. »
En rapprochant les affirmations de l'épître à Evangelus des affirmations du commentaire sur Tite, on peut exprimer ainsi la théorie de saint Jérôme : — 1* Le presbytérat est le sacerdoce chrétien primitif : à l'origine presbytres et épiscopes sont termes synonymes et fonctions identiques : chaque église est gouvernée par un collège de presbytres. — 2° Plus tard, pour couper court à des éventualités de schismes, on décréta de designer en chaque église par voie d'élection un presbytre qui serait préposé aux autres : ce fut lévêque. — 3° La seule distinction qui existe
\. In episl. / Tim. homil. XI, 1.